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A22 RÉSULTATS OBTENUS SUR LA PHOTOMÉTRIE

de couples, la condition la plus favorable pour obtenir des effets lumineux très-intenses consiste à former d'abord des séries parallèles de 40 à 50 éléments chacune, et de réunir ensuite toutes ces séries pôle à pâlcy de manière à former une batterie unique. La première disposition donne à la pile le degré de tension nécessaire pour que l'arc lumineux s'établisse régulièrement entre ses deux pôles; la seconde, ayant pour effet d'augmenter la surfece des éléments, augmente, par cela même, la quantité d'électricité produite, et fait croître, dans un très-grand rapport, l'intensité de la lumière qui jaillit dans l'arc électrique.

GOxNIOMÉTRÏE. i23

DEUXIÈME SECTION

OONIOMÉTRIE

Lai goniométrie s'occupe, comme son nom l'indique, de la mesure des angles dièdres, soit dans les cristaux naturels, soit dans les substances taillées artificiellement. L'intérêt qui s'attache à cette détermination n'est pas seulement un intérêt de curiosité scientifique, c'est aussi un intérêt d'utilité et d'application.

La fonne cristalline des corps constitue, en effet, un de leurs caractères spécifiques les plus précieux. Et quand on donne à la niesure des angles toute la précision qu'elle comporte, on arrive à constater les différences les plus légères, et à résoudre les questions les plus délicates de l'isomorphisme et du dimorphisme.

La nature nous offre un grand nombre de substances qui, ayant Une très-grande analogie sous le rapport de leurs propriétés chiûiiques ou de leurs formes cristallines, diffèrent, cependant, par la valeur de leurs angles. C'est ce qu'on observe pour le sulfate de strontiane, comparé au sulfate de baryte. La forme primitive du premier de ces sels est un prisme droit rhomboïdal de 404" et de 76** ; tandis que la forme primitive du second présente des angles de iOVA^' et de l&SS'. Cette différence de près de 3" a été considérée comme une anomalie inexplicable, jusqu'au moment où l'analyse chimique est venue démontrer la nature essentiellement différente des deux sels auxquels se rapportait la mesure.

L'exemple du sulfate de baryte, comparé au sulfate de strontiane, n'est pas le seul qui justifie l'intérêt de la goniométrie. Nous verrons, à la fin de l'ouvragé, un tableau représentant les différences que présentent dans leurs angles dièdres des corps en apparence identiques, ou tout au moins isomorphes.

Quant à la mesure des angles dièdres dans les matières amorphes taillées ou façonnées artificiellement en p ^-ésente elle-

même une importance très-grande, pap une das

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deux données sur lesquelles on s'appuie pour déterminer ce qu'on cippelle Vindice de réfraction des sjubstances transparentes. Noos verrons bientôl Tinlérêt considérable que présente cette détermination, non-seulement par le caractère spécifique qu'elle fournil sur la nature ou la pureté des corps soumis à l'essai, mais encore par les déductions précieuses qu'on en peut tirer sur l'analyse quantitative de certains mélanges.

La deuxième section du chapitre lY comprendra ainsi trois manipulations, savoir : i** la mesure des angles dièdres dans les cristaux naturels ou dans les substances façonnées artificiellemeol en prismes ; 2" la mesure des indices de réfraction ; 3" l'application de la mesure des indices à l'analyse quantitative.

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