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ESSAI QUANTITATIF DTN MÉLANGE DE DEUX LIQUIDES. U

cette relation n*est pas absolue, et il arrive souvent qu'un liquide, iBoiûs dense qu^un autre, réfracte plus puissamment la lumière. Ce cas s'observe principalement pour les liquides riches en éléments combustibles : le sulfure de carbone réfracte la lumière plus énergiquement que le chloroforme, bien que sa densité soit rooiodre. Les huiles fixes, les huiles volatiles, l'éther, l'alcool, ont un indice plus élevé que celui de l'eau, bien que leur densité soit inférieure à celle de ce liquide.

11 faut donc, dans la préférence à donner à l'un ou à l'autre procédé, se laisser guider par les différences qui existent entre les propriétés physiques des deux liquides mélangés.

Supposons, en effet, un mélange en proportions inconnues d'essence de citron et d'alcool à 85*". Les deux liquides ayant à Irès-'peu de chose près le même poids spécifique (0,851 à + 15"), le mélange, si tant est qu'il ne donne lieu à aucun changement de volume/ aura lui-même 0,851 pour poids spécifique. Dès lors, le procédé qui repose sur l'observation des densités ne pourra donner aucune espèce d'indication sur la proportion relative des deux liquides.

Au contraire, l'indice de réfraction de l'essence de citron étant 1,479 quand celui de l'alcool à 85" n'atteint même pas l,.i()i, la différence, qui excède 115 millièmes, laisse un champ assez étendu pour qu'on puisse tirer un parti utile de l'obserwition des indices.

Supposons, d'un autre côté, qu'il s'agisse d'un mi^lange formé par deux liquides ayant à peu près le même indice, mais différant beaucoup sous le rapport delà densité; il est évident que, dans ce cas, Tobsenation des indices ne serait d'aucun secours, tandis que celle des densités pourrait founiir des indications utiles.

Telles sont les considérations qui doivent guider l'opérateur dans la préférence à donner à Tune ou à l'autre méthode.

ëCnn» expérleoee pratiquée sur vd mélaose eo proportions iaeonnaefi d'alcool et de «aiftare de earbone.

Soient :

îi indice de réfrartion do Talcool» rapporté à la

raie D et à la température de + 15* 1,361

BnCNET. ^

n' indice du réfraction du sulfure de carbone, rapporté à la même raie et à la même température 1,033

n" indice de réfraction du mélange, observé dans

les mômes conditions 1,191

1 volume de l'alcool dans le mélange;

X volume du sulfure de carbone ;

1 -|-x. . volume du mélange, en négligeant la petite dilatation qu'il éprouve au moment de sa formation.

On a, d'après ce qui précède :

n" —niA9i — 1,36i ^ ^ ^-•n'-n" ""1,C33— 1,491 ~"'^-

Ainsi, d'après cette analyse quantitative, fondée sur l'observation des indices, on arrive à reconnaître que le mélange expérimenté est formé dans les proportions suivantes, savoir : •

Alcool 1*^,00 ou en centièmes. . . 53^,91

Sulfure de carbone . . 0«,;89 — 47«, 09

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