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MICROMÈTRE OBJECTIF

i* Parce que les formules employées pour le calculer ne sont ]uc des formules approchées ;

2* Parce qu'on néglige la distance de l'œil à l'oculaire ;

3* Parce que l'oculaire, au lieu de consister dans une simple lentille faisant fonction de loupe, comprend en outre un verre de champ qui modifie dans une proportion considérable le grossissement de Tobjectir.

L^emploi de la méthode théorique a, d'ailleurs, le double inconvénient d'être peu sûr et fort long. En pratique, il est beaucoup plus avantageux de recourir à la méthode expérimentale que nous allons exposer dans tous ses détails.

2* Méthode expérimentale. Micromètres. — La méthode expérimentale exige l'emploi d'instruments particuliers, appelés Micromètres^ dont l'objet est, ainsi que nous l'avons dit déjà, de

FiG. 198. — Micromètre en centièmes de millimètre, gravé sur verre

et grossi par le microscope.

mesurer la grandeur des images. Le microscope complet est toujours accompagné de deux micromètres, savoir : le micromètre objectif, et le micromètre oculaire.

Le micromètre objectif ^IM' (fig. 198) est formé par une lame de verre sur laquelle on a tracé au diamant, et avec une bonne machine à diviser, des traits équidistants représentant des centièmes de millimètre. De cinq en cinq, et de dix en dix, on a donné à ces traits un excès de longueur qui les fait facilement reconnaître.

La petite jame de verre sur laquelle sont tracées les divisions est enchâssée dans une plaque de cuivre PF (fig. 199) munie d'une ouverture circulaire en son milieu. Lorsqu'elle est recouverte d'une lame de verre, cette lame doit être très-mince, afin de pouvoir être placée sous tous les objectifs, quelle que soit, d'ailleurs, leur longueur focale. Les lignes du micromètre étant très-fines, on a ordinairement beaucoup de peine à les trouver et à les mettre

no MESURE Dlî POUVOIR AMPUnANT.

au foyer. Pour en faciliter la recherche, on marque la place qu'elles occupent par un ou deux points d'encre places sur les côtés; pnii on incline te miroir de manière à produire un éclairage oblique, et à n'utiliser qu'une portion de la lumière réfléchie.

Le micromètre oculaire, appelé plus justement oculaire mieremétrigtie, est formé d'une plaque de verre, sur laquelle se trouvent tracés des dixièmes de millimètre. Cette plaque est fixée an diaphragme de l'oculaire, et, comme lui, placée exactement in foyer du verre supérieur. Dans les oculaires micrométriques ordinaires, le pouvoir grossissant du verre supérieur est d'environ 6 à 7 fois ; de sorte que chaque dixième de millimèlrc, vu à trawrs celte espèce de loupe, devient égal à 6 ou 7 dixièmes de millimètre à peu près. Il y aurait un grand avantage à portera 10 très-exacleraent le grossissement de la loupe, car les dixièmes de

millimètre devenant des millimètres, on pourrait les comparer très-liicilement aux centièmes de millimètre du microraètie objectif.

Procédés de viestire expérimenlalc tlu pouvoir amplifiant. — i° A l'aide de la chambre claire. On prend un micromètre tracé sur verre dont chaque division correspond à un dixième de millimètre ; on le place sur le porte-ohjet du microscope dont on veul connaître le grossissement, et on met au point pour apercevoir nettement les divisions amplifiées. On adapte alors la chambre claire représentée en coupe dans la figure 194 (nage -4611, et reproduite ici en perspective (fig. 200) ; on place au-dessous de la partie saillante, à la dislance de la vue distincte, une échelle en millimètres, tracée sur papier blanc.

L'œil, placé devant l'ouverture de la chambre claire, aperçoit en môme temps deux images : l'une, représentant l'échelle en millimètres, vue par réflexion et de grandeur naturelle ; l'autre,

MESURE DU POUVOIR AMPLIRANT. iTl

présentant le micromètre en dixièmes vu par réfraction et conlêi'ablemeol amplifié. Or, les deux images se superposant, il (fil d'observer la coïncidence des traits pour connaître le grosisement du microscope.

Supposons, en elTet, que les dixièmes de millimètre, après le -ossissement, recouvrent exactement les millimètres de l'échelle, en Taut conclure que la distance qui les sépare est devenue dix lis plus grande. En pareil cas, le grossissement est 10.

Supposons que, dans un autre appareil, les dixièmes de millilètre se trouvent tellement grossis, qu'une seule de leurs divions sullise à recouvrir dix des divisions e l'échelle : c'est que la distance qui ts sépare est devenue cent fois plus rande. Dans ce nouveau cas, legrosisseraenl est 100.

D'une manière générale, si n est le ombre de millimètres de l'échelle qui B trouvent recouverts par une seule es divisions du micromètre, le gros-

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Lorsque le grossissement que l'on stopc. eut mesurer est plus considérable, on

■mplace le micromètre en dixièmes de millimètre par le raîromètre en centièmes. L'observation est un peu plus délicate; lais la mesure est tout aussi facile. Si les centièmes de millilètre, après le grossissement, recouvrent exactement les millilètres de l'échelle, le grossissement est 100. Il devient égal

i ,000, si une seule des divisions du micromètre grossi recouvre 0 divisions de l'échelle. D'une manière générale, n éUmt le ombre de millimètres de l'échelle qui se trouvent recouverts ar une seule des divisions du micromètre, le grossissement G est onné par la formule : G = » X 100. Si m centièmes de millilitre occupent, après le grossissement G, l'étendue de « millilètres de l'échelle, on aura ^X G = » ; d'où G = ^-^^.

Le grossissement, ainsi déterminé, n'est jamais exact, parce [ne l'image perçue n'est pas, comme on le croit généralement,

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