EXTRACTION DE LA MATIÈRE SUCRÉE DE L*URINE
Extraction de la matière sucrée. — Pour extraire le sucre de rurine, on fait évaporer celle-ci au bain-inarie> et on reprend le résidu par de l'alcool à 70° qui dissout la matière sucrée. On décolore la liqueur par le noir animal, on la rapproche par évaporation jusqu'en consistance sirupeuse, et on la maintient pendant longtemps à une basse température. Le sucre se dépose en mamelons ; on le lave avec de Talcool absolu, et on le purifie par de nouvelles cristallisations.
On peut encore extraire le sucre par un autre procédé qui consiste à traiter l'urine par un excès de sous-acétate de plomb liquide. On filtre pour séparer le précipité formé , puis on se débarrassi' de l'excès de sel do plomb par un courant d'hydrogène sulfuré. La liqueur, filtrée de nouveau, et concentrée par évaporation, abandonne à la longue des cristaux mamelonnés de matière sucrée.
Dosage par les moyens optiques, I. Procédé du polarimèlre. — Le sucre qui existe dans l'urine des diabétiques ayant exactement le môme pouvoir rotatoir'e que le sucre de fécule ou glucose dextrogyre, sa proportion devient facile à apprécier; car elle s'obtient
par la formule généiale p =y-^/, formule dans laquelle a représente la déviation angulaire, pour l'épaisseur l et pour la teinte sensible ; Y le volume d'urine qui contient le poids p de matière sucrée, et [ot] j le pouvoir rotatoire de cette matière sucrée, nj»porté au rayon jaune.
La seule difiiculté est de décolorer parfaitement Turine, le résultat ne pouvant avoir la précision désirable qu'à la condition d'observer sous une grande épaisseur, et la grande épaisseur ayant pour effet d'exalter la faible coloration qui pourrait rester enooiv dans l'urine. Voici du reste le procédé opératoire :
1° On introduit 200 grammes d'urine dans un v(»rre à pied, et on y fait tomber goutte à goutte du sous-acétate de plomb liquide, jusqu'à ce qu'une nouvelle addition de ce réactif ne produise pl"> le moindre précipité (1). On filtre alors, et on ajoute au liquide ainsi clarifié la moitié de son volume de noir animal lavé. La décoloration s'effectue d'une manière complète, et on obtient, après
(1) On peut admettre, sans erreur trop sensible, que le volume de rurine n'apasét»? modiOé par ce traitement, car si, d'une part, l'addition du réactir tend à aupucnif^ légèrement ce volume, d'autre part rélimination du précipité tend à le diminuer.