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MODE D'EMPLOI DU

de lait deux fois plus grande. Les trois ti*ails de jauge L, E, A, correspondent chacun à un intervalle de 20 centimètres cubes, et les divisions marquées sur le tube étant plus espacées que dansl^ précédent appareil, la lecture des degrés s'y fait plus facilement et les résultats obtenus acquièrent plus de précision.

Mode opératoire. — Le lait étant bien agité et la crème qu'il renferme étant uniformément répartie dans toute sa masse, on procède à l'essai de la manière suivante :

l"" On introduit dans le tube la quantité de lait nécessaire pour affleurer au trait L; on ajoute une goutte de dissolution de soude caustique marquant 1°3â au densimètre (i), puis on agite parfaitement le mélange.

S"* On verse de l'éther pur sur le mélange précédent, de manière à affleurer le trait E, on bouche et on agite de nouveau.

3** On ajoute enfin l'alcool que l'on choisit à 86* centigrades, cl qu'on introduit en quantité sufQsante pour affleurer le trait supérieur A. On bouche parfaitement et l'on agite une troisième fois, de manière à diviser et même à dissoudre les caillots de caséumqiii se sont d'abord formés.

4*> On porte le tube d'essai dans un bain-marie chauffé à .43» environ (2), et on l'y maintient jusqu'à ce que la couche surnageante, devenue limpide et de couleur jaunûtre, soit nettement séparée du liquide inférieur qui a perdu lui-même presque complètement son opacité.

5' On lit sur le tube le nombre de centièmes occupés par la couche supérieure. 11 faut opérer la lecture de bas en haut et s'arrêter au niveau inférieur du ménisque concave qui couronne la colonne huileuse. On cherche alors, dans le tableau dressé par

(1) Toutes les fois qu'on ajoulc à du lait soit de l'alcool, soit de l'éther, on détermine la coagulation totale ou partielle du caséum qu*il renferme. Cette coagulation, si on la laissait se produire dans le cas actuel, aurait pour effet de s'opposer à la léparation facile et complète du beurre. En ajoutant au lait une seule goutte de sou<l«' caustique on c'vite cet effet, et on maintient le caséum dans l'état de dissolution qui est indispensable à la réussite de l'essai.

(2) Pour faciliter retto opération, M. Sallcron a imaginé un étui en fer-blanc portant à sa partie inférieure un godet circulaire dans lequel on peut enflammer un«' petite quantité d'alcool. L'étui en fer-blanc étant rempli d'eau, celle-ci atteint uan promptoment la température de 4^*, et elle conserve cette températnri pendant on temps assez long pour pennettre à la couche oléagineuse de se séparer coitoidéteineiif-

LXCTOBUTYROMÈTRE DE MARCHAND. 563

M. Marchand, à quelle quantité de beurre correspond la quantité de matière grasse indiquée par rinstrument (i).

6» Pour mesurer d'une manière facile et sûre la hauteur de la couche de beurre qui s'est séparée, on se sert avec avantage d'un anneau métallique en cuivre qui se meut à frottement dur sur le tube de verre. Cet anneau a été divisé expérimentalement, et donne à simple lecture la quantité de beurre contenue dans un litre de lait. La première division porte 42«%6 : c'est la quantité de beurre que le mélange d'alcool et d'élher retient en dissolution. La deuxième division porte 15 grammes, etc., etc.

L'essai d'un lait au lactobutyromètre ne dure pas en tout plus de 10 à 12 minutes. C'est donc un procédé simple et rapide , et Texactitude des résultats qu'il fournit est sufQsante dans la plupart des cas pour les besoins de la pratiqua.

Le lait ordinaire renferme en moyenne 36 grammes, et au minimum âO grammes de beurre par litre. Tout lait commercial qui renferme moins de 30 grammes de beurre par litre devient par cela même suspect d'avoir été falsifié. Si Ton admet une tolérance de 3 grammes, on se trouve porté à rejeter le lait qui contient moins de 27 grammes ou qui ne marque pas &" 2 au lactobutyromètre. Il ne faut pas oublier toutefois que le chiffre du beurre est variable, même dans le lait pur, et que par conséquent le dosage de la matière grasse, fût-il même très-exact, est insuffisant pour établir une conclusion positive sur la qualité du lait.

{}) Si ron admet avec M. Marchand que la couche éthérée de beurre qui se sépare est constante dans sa composition pour toute l'étendue de Péchelle de rinstrument, et qa*!! en est de môme pour la quantité de beurre qui reste dissoute dans le liquide aipieux, on peut se passer de la table qu*il a dressée et se servir tout simplement, pour déterminer le titre du lait, de la formule x = i,!26 -J- (n x 2,33), formule dans faMineUe x est le titre cherché, c'est-à-dire la quantité de beurre contenue dans un litre de lait essayé, et n le nombre de degrés qu'il marque à l'instrument.

Les coefficients 2,33 et 1,26 sont : le premier, la quantité en grammes do beurre existant dans chaque degré de l'instrument, et le second, la quantité qui reste en diisolution dans le liquide aqueux, le tout rapporté à un litre de lait. Si l'essai donne, pv exemple, IQo, ou n = 10, la quantité de beurre contenue dans lo lait sera : jrsi,â6-f(10x2,33)==36»',9 de bourre par litre. L'exactitude du résultat est tout à Ikîjt indépendante de la dimension du tube. Elle dépend uniquement de la précision afec laquelle on aura déterminé le nombre n, et surtout de l'exactitude des coeffieienU 2,33 et 1,26.

BussY, Extrait trun rapport sur le butip-otnètre de M. Marchand (Journal de pharmacie et de chimie, 3* série, \XVI, 357).

564 nOSAGE DU SUCRE DE UIT

§ 3. — Détermination du Sucre de Lait.

Le dosajrc du sucre de lait foiine un complémenl très-ulile des précédentes déterminations. On peut reffectuer d'une manière rapide et suffisamment exacte au moyen du saccharimètre, en suivant les indications données à ce sujet par M. Poggiale.

Principe. — Le sucre qui existe dans le lait, et qui porte k nom de Sucre de Lait^ LactinCy LaclosCj dévie vers la droite k plan de polarisation de la lumière. Son pouvoir rotatoire, rapporté au rayon jaune, est exprimé par le symbole [a]j = -f- 00*2. On peut calculer d'après cela qu'une solution de sucre de lait qui produit dans Téchelle du saccharimètre ordinaire une déviation de 100" renferme 20'%49 de sucre de lait sous le volume de lOft ou 201^90 par litre (4).

Mode opératoire. — Le procédé comporte les manipulations suivantes :

1* On porte le lait à la température de 40" à 50% et ony vers»^ quelques gouttes d'acide sulfurique qui en déterminent la coajrulation immédiate; on filtre.

2' On ajoute au liquide filtré une petite quantité do sous-acélati' de plomb qui forme un précipité assez abondant, mais qui laissa en dissolution lout le sucre de lait qu'il s'agit de doser. On filtre de nouveau, et on obtient un liquide parfaitement transparent.

3° On introduit le sérum ainsi préparé dans un tube d'observation de 20 cent, de longueur, et on dispose celui-ci entre le po-

(1; Cette relation est facile à établir. Supposons deux solutions. Tune de sucre do canne, Tautre de sucre de lait, ayant la môme action sur la lumière polarisée et exigeant toutes deux, pour (^trc compensées par le quartz, un mouvement de lOO* dan< réchello du saccharimètre. Il est évident que pour un ménie volume des deux solutions, les quantités pondérales des substances dissoutes sont en raison inverse de leur énerjrie relative, ou, fe qui est la même chose, du pouvoir rolatoire qui appartient à chacune d'elles dans les conditions normales. Or l'expérience a appris que pour le «ucre de canne dont le pouvoir rotatoire est -f 73*,8, la solution qui dévie de 10^' l*éclielle. du saccharimètre renferme t64",71 de ce sucre par litre. 11 est donc néee*flaire que la solution de sucre de lait qui agit avec la môme intensité dans les nha»"* conditions renferm'î par litre une quantité de cette substance représentée p.ir l*'quation :

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