ESSAI CHIMIQUE DU IJVIT
éluve chauffée à 105**, et l'y maintenir jusqu'à ce qu'il ne perde plus rien de son poids. On a ainsi la caséine dont le poids doitèlre d'environ 0«S323.
A* Prendre un petit entonnoir en boule (fig. 246) muni d'un robinet à sa partie inférieure et d'un bouchon de verre à sa partie supérieure. Y introduire 10 centimètres cubes de lait et ajouter à ce liquide une goutte de potasse caustique liquide et 10 centimètres cubes d'éther pur. On voit le mélange se séparer, après l'agitation, en deux couches distinctes. Débarrasser la couche supérieure du liquide séreux placé au-dessous d'elle et, après l'avoir lavée avec une petite quantité d'eau distillée, la recevoir dans une iîapsule tarée d'avance, et l'abandonner à l'évaporation spontanée.
Le résidu, séché à 100*, représentera le beurre^ dont la proportion moyenne pour 10 centimètres cubes de lait est O'^SiM).
5' Introduire dans une burette de Gav-
Lussac graduée en dixièmes de centimètre
cube les 30 centimètres cubes de liqueur
filtrée provenant de l'opération n" 3. D'autre
part, verser dans un petit ballon de verre
10 centimètres cubes de liqueur de Feh-
ling, additionnés de 40 centimètres cubi^s
d'eau distillée et de deux à trois gouttes de
soude caustique liquide. Porter ce mélange
à rébullition et y faire tomber goutte à
goutte le liquide de la burette. La réduction
se fait au bout d'un temps très-court; l'oxyde
cuivreux se dépose et la liqueur de Fehling perd pou à peu sa
couleur. Quand elle est complètement décolorée, on cesse de verser
du nouveau liquide, et on mesure la quantité dépensée.
On doit trouver 0'', r>U environ de lactine pour 10 centimètres cubes de lait.
Stibstatices étrangères ajoutées an lait, — Nous avons dit au <ommeucenient de cet article que pour donner au lait frelaté l'apparence du lait normal on y mêlait souvent des substamrs étrangères de nature très-diverse. Nous n'avons pas la prél<'ntion ile passer toutes ces substances en revue. Nous n'examinerons ici
Vie. 245. — Entonnoir on boule.