QUARANTE-DEUXIÈME MANIPULATION
Préparer une épreuve négative sur verre , à l'ai de du rollodion iodxiré et du bain d'argent^ en développant par l'acide pyrogallique^ et en fucant par Vhyposulfite de soude.
L'épreuve positive obtenue dans la manipulation qui \tvMu\H reproduit très-fidèlement et jusque* dans ses moindren déuiln Voh jet ou le modèle qu'elle avait pour but d'imiter. M^iis à r/ité de iud avantage, qui est três-préfieux, elle prérent*» ririr;^>riv/'njent (rrav^r de ne pouvoir se reproduire elle-mZ-me. Il faut une po'î^ nouv^flbf pour chaque épreuve que l'on veut obtenir tïuu uihtut objet, et \t'% conditions de celt« pose ne (louvant \Hum^ être nh^tUim^'M 1#^ mêmes, il en résulte que \t^ int^'/ftit ?îu^y:<r«î*îjv<rment obt/mue^ pré* sentent entre elles des diff^rene^» plu» ou rnoiri^ UiHuyi^'^r^.,
La manipulation actaelle a pour but de ihurutr nu**, «rpr^tj^e Due> jalire des objet*, '-'e^t-â-dire uiï> ^^preuv; Asutk \:ês\W'.U*: \f>:Mftu\irh^ et les lomières airrut uik; di^pff*itiori jA'»^r vr d^ *m\>. qij>ll^^ yfh sentent dans \t mo^èi^. O D>«t don/: pa^ «JAe if/oijf^ O^^uuiît^. àp proprement pafierr : ':>*t àUK ^,ytt'n^. yî^m^fàtK '4 ï'<%^. 4»; bquelle on peut nyr^AsLt^, on waîAh*: M^>i%u% ûttus^^^K {^0K^h^< absolmiieiit yeakkÀkh^k ^«Jt/^ ^»^r: . ^ *^^;:$ *uu\ ^^ .i «///. I^v/w d'une Doavdik iften^^xû^-ys C\ i/y/V-^-r C^**î f//**f ^>:t>r ^4m^«
Les délaib çw: '/.cL;or-^ ja p^-^/iC^» .a C vx -v^^vj i//^^. * j^*n de ehoie près k» flMOii» çwt /.^syxç)*^ Mput ^'voti Vr^Huvj^i^ 4wm
la manipulation qui précède. Peut-être auraient-ils été mieux placés dans la manipulation actuelle, qui résume en définitive le procédé généralement suivi par les photographes. Mais bien que b préparation des positifs sur verre ne soit plus pratiquée aujourd'hui que dans des cas très-rares, elle n'en constitue pas moins le moyen le plus simple d'obtenir la reproduction photographique d'un objet, puisqu'elle supprime l'intermédiaire du cliché et qu'elle conduit directement et par une manipulation unique au résultat définitif qu'on se propose d'obtenir.
Appareil. — L'appareil employé pour les négatifs sur verre est exactement le môme que celui qui sert pour les positifs directs. Il comprend la chambre noire à tirage, représentée figure 262, el le châssis à glace également figure 264. Il n'y a rien à ajouter à la description qui en a été donnée.
Procédé opératoire. — Le principe et la marche du procédé opératoire sont également les mêmes que ceux qui ont été précédemment décrits. Exposer une plaque sensible à l'action momentanée de la lumière, développer l'image et la fixer, tels sont les trois points principaux du procédé que l'on suit ordînairemenl lorsqu'on veut obtenir soit un positif, soit un négatifsur verre. Les opérations à effectuer sont donc les mêmes. Nous allons les rappeler brièvement, renvoyant pour ce qui concerne chacune d'elles en particuHer aux détails qui ont été donnés dans la manipulation qui précède. Nous insisterons toutefois sur les points qui difiërencient les deux procédés et sur les indications nouvelles qu'il est utile de donner en raison même de ces différences :
1* Nettoyer la plaque de verre en la frottant avec un tampon de linge ou de coton imbibé d'un mélau'^e d'alcool el de tripoli fin;
2° Placer l'objet ou le modèle qu'il s'agit de reproduire à une distance convenable en avant de l'appareil de Daguerre, et régler très-exactement la mise au point ;
3* Étendre sur la plaque de verre le coUodion ioduré dont nous avonsdonné précédemment la composition, en ayant soin qu'il soit récemment préparé, complètement incolore et qu'il ne renferme pas le moindre excès d'iode (1).
(Ij C*esi là une première diflërence dont nous devons donner rexplicalion. On a
PRePAR\TIOX D'UNE ÉPREUVE NÉGATIVE. ()05
- 4* Plonger cette plaque de verre, devenue uniformément opaline, dans le bain de nitrate d'argent à 8 pour 100(1), jusqu'à disparition de Taspect gras. Cette opération, de même que celles qui vont suivre, doit se faire dans l'obscurité ou dans une pièce éclairée*d*une lumière jaune. Quand la couche de collodion a pris une apparence laiteuse, suffisamment opaque, on la tire du bain d'argent; on la laisse s'égoutter pendant quelques instants, et on Tintroduil dans le châssis à glace dont on ferme hermétiquement le volet mobile. On a soin de maintenir le chdssis dans la position qu^il doit avoir dans la chambre noire ;
5* S'assurer que la mise au point de l'appai'eil de Daguerre est toujoui^ exacte. Enlever l'écran provisoire de cet appareil et le remplacer par le châssis qui renferme sa plaque sensible. Démasquer cette plaque et exposer à la lumière pendant àO secondes environ (2). Au bout de ce temps, abaisser la planchette pliante et enlever le châssis ;
6* Retourner dans la chambre obscure. Ouvrir le châssis et en extraire la plaque qui a reçu l'impression de lu lumière, mais sur
remarqué que le collodion, composé comme il a été dit, donne |)eu do jours après sa préparation des résultats diflërcnts de ceux qu'il fournit lorsqu'il est préparé depuis plusieurs rouis.
Le GoUodion neuf produit dans le bain d'argent des couches blanches dont Topacité est considérable et qui s'impressionnent très-rupidement ; mais les images développées par le sulfate de fer sont en général peu intenses. L'observation montre qu'il convient particulièrement pour la préparation des clicliés.
Le Tieuz collodion donne, au contraire, des couches qui sont presque transparentes et qui ne s'impressionnent que lentement ; mais les images développées par lu levélateur sont très-intenses. Ce collodion s'applique avantageusement à la préparation des posiUfii sur verre.
(1) Le bain d'argent est le m'me que celui qui sert pour les positifs sur vorn*. Chaque plaque coUudionnée que Ton y plonge enlève, par la transformation de Tiodun* alcalin contenu dans sa couche, une quantité correspondante do nitrate d'argent : le bain s'appauvrit donc de plus en plus. Mais connue une solution à 0 pour KM) suffit et que, môme après un grand nombre d'épreuves tirées, Ir litre du bain est encore supérieur à ce chiffre, on regarde comme inutile de le renforcer. I.a solution est épuisée mécaniquement avant que son titre soit devenu trop faible.
(2) Ici, conune pour les positifs sur verre, la durée de rexposition â 1» lumière eut extrêmement difQcilc à préciser. Vuici les principales rin-onsUnees dont on doit tenir compte:
1* Lintemiié de la lumière qui éclaire l'objet. — Duns In cas le plus ordiiinim oO l'on fait usage de la lumière diffuse du soleil, la pose exige environ :iO secondesi et > dépend d'ailleurs de la sensibilité de la substanm pliotugénique. l/emploi du roUodioii hnmide constitue le procédé le plus rapide dont dispos<i 1h pliotogiaptije.
2* La distance focale de Cobjeclif. S'il étiiit piMinis do donner une expression niNthématique i rinfluence de cetU; ruusi;, on pournitl ihro que te tenqis nécessaire à la
laquelle aucune image n'est encore visible. Commencer le développement de cette image avec la solution de proiosul&te de fer i 4 pour 100 (i).
Laver pour enlever jusqu'aux dernières traces de ce sel, et renforcer le développement avec une solution d'acide pyrogallique (3) ainsi composée :
Acide pyrogallique 3 grammes.
Eau distillée 900 —
Acide citrique 1 —
pose est proportionnel au carré de la distance qui sépare Tobjectif de la plaque sensible. Par conséquent, si Ton substitue à Tobjectif de Tappareil un autre objectif 4^ môme ouverture, mais de distance focale deux fois plus grande, on est obligé de dooner à la pose une duré(^ quatre fois plus considérable.
3** L'ouverture du diaphragme placé au-devant de Vobjectif. Ici encore on peut éublir cette relation que la rapidité de Timpression lumineuse est proportionnelle à U surface correspondant à Touverture du diaphragme de la lentille. C*esi-à-dire que si une épreuve vient en dix minutes avec une lentille armée d*un diaphragme dont l'ouverture a 1 centimètre de diamètre, il ne faudra que le quart de ce temps ou 2 minutes 1;â, si Touverture du diaphragme a un diamètre double. Ce n'est là toutefoi< qu'une loi approximative.
é* La dimerunon et la couleur des objets à reproduire. On comprend qu'il faille d'autant moins de temps que l'image pliotographique est plus petite par rapport à l'objet. Cela rentre dans la condition déjà appréciée au paragraphe n* !2.
Quant à la couleur do l'objet, on se rend facilement compte de Tinfluence (pi'ellf peut avoir sur la durée de la pose en se rappelant que les divers rayons du speetr** ont une activité chimique très-différente :
Supposons que l'objet soit de couleur jaune; les rayons qu'il envoie à Tobjectif ont alors une propriété éclairante considérnble, mais leur action chimique est nulle m très-faible ; aussi faut-il un temps très>long pour que la couche collodionnée ait une impression sensible.
Supposons, au contraire, que l'objet à reproduire ait une couleur violette; les rayons qu'il transmet ayant alors im activité chimique considérable, le temps nécessaire i l'impressioPi do l'image se trouve, par cette seule cause, réduite à une très-courte durée.
(1) Lorsqu'une imago est développée par l'action du sulfate de fer, elle présente toujours, quand on l'examine à la loupo, un réseau extrêmement fin qui couvre tonb* sa surface. C'est là un défaut qui devient très-apparent dans les épreuves amplifiées. Aussi le sulfate de fer doit-il être exclu d'une manière absolue toutes les fois que rimage doit être soumise à une amplification plus ou moins considérable.
(2) L'acide pyrogallique C'MPO' est un acide solide et cristallisé qui se produit par sublimation lorsque l'acide gallique est exposé à une température de WO degrés.
Il agit comme le sulfate de for à l'égard de l'iodure d'argent, mais l'action des deux réactifs diffère en quelques points:
Le sulfate ferreux exige une impression préalable moins vive, ou, ce qui est ta même chose, un temps de pose moins long. Les images qu'il développe ont plus de douceur et de délicatesse que celles que développe l'acide pyrogallique ; mais elles n'ont pas une intensité suffisante pour former des clichés ou épreuves négatives. En faisant succéder l'emploi de l'acide pyrogallique à celui du sulfate de fer, on remédie très-bien à cti défaut d'intensité.
Il est à remarquer que l'acide pyrogallique qui se consene très-bien quand il est
PR^AR.\TION D'UNE ÉPREUXT NÉGATIVE. iW
Donner à rimage Tintensilé nécessaire en lavant la plaque à plusieurs reprises avec le mélange suivant (I) :
* Solution précédente 6 parties.
SoloUon de nitrate d ar^^nt à ± pour 100. 1 —
Continuer les lavages avec ce liquide complexo jusqu*à ce qui> que les teintes de l'épreuve soient suffisamment développées, et terminer par un dernier lavage très-abondant i\ Teau ordinaire.
7* Fixer l'épreuve au moyen d'une solution à'hyposulfite th soude composée de 100 grammes de ce sel cristallisé pour un litre
soCy éprouve une altération prompte lorsqu'il est dissous. II brun italors tri^^s-rapldément en absorbant roxygènc de Tair Si cette altératiDu nVit pnti tn^^n-avanc Je , ce dont on juge d*aprèi Tétat de transparence de la liqueur, on peut encore l'employer pour les usages photographiques. Mais si In solution est dov<Miuo troublo, nuira et opmqoe, elle doit être absolument rejetée. Dans tous les cas, Tacido qui a nt^rvi à développer une première image ne doit jamais être employé pour en dtWcloppiM* une m». eoode.
U est indispensable, avant de traiter la plaque par l'acide pyrogaIIi(|ue, qu'elle toit complètement débarrassée du sulfate de f(>r qu'elle peut encore n*ti*iiir. Cet acide, lui elfet, colore en bleu intense les sels de protoxyde de fer, cl eu rou^e Toucf^ les mcIn iIi« peroxyde du même métal. C'est pour éviter ces colorations qui porleraieul un tnuiblit dans la netteté des images, que nous recounuandons de les laver »\ec le plus ^raud soin.
Certains opérateurs n'adoptent qu'avec réserve l'emploi sucnesHïrdu sulfate de fer et de l*acide pyrogallique, parce qu'on a remarqué qu'il se forme souvent iIch tuclies pendant la seconde opération. Mais on les évite au uiovimi d<'t» pnVautioiiK t\lu^ nous vi*« oons d'indiquer; et, en présence d'ailleurs de la nécesHité bien reconnue de donner à l'image développée le degré d'intensiu* qui lui manque, ou ne peut tKuère «<• puMner d'employer l'acide pyrogallique qui est le meilleur réducti'ur dont on puiitNe fane u«agii pour cet objet.
(1) Il arrive souvent que l'image développfMt par b* nulfatc de fiT el renforciW* put l'aèide pyrogallique ait encore une intent^ité trop faible, et que le clir|i<^ qu'elle reprit sente donne des positifs d'un ton trop pâle. On ne {nmiI ce|H*fidan(, »ou« pi'iiie du diltériorer l'épreuve, prolonger l'action d(* l'acide pynH(:dlique uu dflA du leiiuH lui en liquide prend une teinte brune. C'est alors qu'un fait u<».ig«' du uiMitny^tî de lu compositioo indiquée. Le nitrate d'argent ent peu a peu r^'duit (mi l'inide pyMftfuI liqoe L'argent métallique qui provient d«* cetU* r<'ducti(iii «<• di'poki* i ^yi,HÏii*rmiït*ui sur les parties noires de l'image et lui donne W d(*|{ré d'inlcuMiie fM'< i'»«ulie,
Il est utile de remarquer qu'un réduct^'ur, quelle que suit im niiluie, u'ay^u «ur l'iodore d'argent que la lumière a frap|»é qu'autant qiKf t'H loduM* eai iii khiIui-i mvmc un excès de nitrate d'argent. C'est c qui explique l«* îwhU' d'urlluu tW la lb|Uf*ui lenfof çante où l'acide pyrogallique intervi«fnt e(ineurr«*nitn(*nt iivn- b* uiliute.
Le meiUenr fixateur serait, d'après N'iuckhovn, qui fmi ayU^iit^ ru i»ufi>il|<i matière, une solution de f^JO (srammef 4e tmll^^yunufi' ti* ftolHtèium oh ilammoMum dans m litre d'eau. Ce sel agit i la laçon du r\4mtif, iimi» il ne d^«ge pu* d'ixlnur. U s'enlève facilement de la r/iuebe par un ftimpb* Uir«tie, i*i »')| lu iv^u* dim lftteif«, eBes ne compromettent pas rinaltfVabililé du <li< b^ Nau )l faul minf it^u^'tu^nên^ la formole ci-dessus prescrite, «t ne pa* dJujinu'T tlnun un bui *\àt'myn$iUt U d«NM> da solfocyanore.
d'eau (1). On voit disparai tre rapidement la couleur laiteuse du collodion ; Timage se dépouille comme avec le cyanure de potassium, et riodure d'argent sur lequel la lumière n'a pas agi se trouve entraîné d'une manière complète. Lorsque les blancs sont dévenus tout à la fois transparents, il ne reste plus qu'à laver à grande eao et à laisser sécher spontanément la plaque en la plaçant dans le support à rainure spécialement destiné à cet usage.
S"" Enfin, quand l'épreuve doit servir à tirer un grand nombre de positifs, vernir sa surface, soit avec de l'eau de gomme, soit avec un vernis résineux à l'ambre ou au copal (2),
Le procédé qui vient d'être décrit présente des avantages et des inconvénients selon les conditions au milieu desquelles on opère. La description parait compliquée, mais la pratique est d'une simplicité extrême. Cinq à six minutes suffisent ordinairement pour exécuter toute la série d'opérations que nous venons d'énumérer.
Dans un négatif bien réussi doivent exister entre les parties opaques et transparentes des oppositions harmonieuses en rapport avec celles de l'objet qui a servi de modèle. Si le temps de l'im-
(1) L'hyposulfitc (le soude est ici préréré au cyanure de potassium, quoiqu'on puisse également obtenir de bons effets avec le dernier sel. Mais on a remarqué dans l'emploi du cyanure alciilin certains inconvénients qui, pou graves dans la préparation isolée d*un positif sur verre, peuvent avoir des conséquences fâcheuses dans la préparation d'un (iiché qui doit servir à la reproduction d'un grand nombre d'épreuves, et qui |»ar cela même doit être aussi parfait et aussi irréprochable que possible. C'est ainsi que le cyanure de potassium ne se borne pas à dissoudre l'iodure d'argent et la combinaison argentico>urgani(iue qui l'accompagne, mais qu'il favorise l'oxydation de l'argent métallique au contact de l'air, de sorte que les légers détails de Timage disparaissent toujours plus ou moins sous son influence. L'hyposulflte de soude n'a pas cet inconvénient. Mais son emploi oblige, ainsi que nous l'avons dit dans le chapitre précédent, à des lavages beaucoup plus prolongés que ceux que nécessite le cyanure.
(2; La couche de collodion qui recouvre le cliché est, comme on peut le prévoir, extrêmement fragile et s'éraille avec une grande facilité sous l'influence d'un léger frottement.
La gomme est employée suus forme de solution aqueuse, à 5 pour 100, soigneusement flltréc, et on y ajoute un peu d'alcool pour s'opposer à la production des moisissures. Cette opération peut être efl*cctuéc, avant la dessiccation de l'épreuve, après le dernier lavage qui suit l'action du fixateur.
Les vernis résineux sont plus résistants et conviennent mieux pour les clichés qui doivent fournir un grand nombre de positifs. Le meilleur est celui qui est compost' d'ambre jaune fondu dissous dans la benzine. Il s'applique à froid, comme le collodion, sèche très-vite, et no se ramollit pas au soleil.
Si l'épreuve est destinée à donner des positifs par ampliflcation, il est préférable dt' ne pas la vernir du tout. On évite ainsi les petits grains de poussière qui s'attachent inévitablement au vernis pendant la dessiccation, et qui produisent les effets les plus désagréables sur les positifs amplifiés.
pression a été bien détermine, les portions les plus éclairées de Vobjet se manifestent par des noirs presque entièrement opaques sur lesquels se détachent en clair les détails les plus obscurs, les demi-teintes conservant une intensité moyenne. Il faut, d'ailleurs, une assez grande habitude pour saisir avec précision l'instant où l'on doit arrêter l'action du révélateur et pour apprécier si l'action de la lumière n'a été ni trop longue ni trop courte.
Dans le premier cas, l'image acquiert en quelques secondes, sous l'action du bain de fer, une teinte uniformément rouge sur laquelle se dessinent, d'une manière confuse, les détiiils de l'objet. Ce défaut est sans remède ; l'image est perdue.
Si, au contraire, la pose a été trop courte, l'image apparaît avec lenteur ; les noirs n'arrivent qu'avec peine à l'intensité voulue ; les demi-teintes manquent le plus souvent, et le résultat définitif, dur et heurté, ne peut fournir que des positifs sans aucune harmonie; aussi n'est-ce que dans certaines limites que l'on doit recourir au - renforcement, ce moyen n'ayant quelque valeur que lorsque l'épreuve est venue presque à point.