‹ Manipulations de physiqueChapitre 48 sur 304 · QUATORZIÈME MANIPULATION · texte numérisé non relu

QUATORZIÈME MANIPULATION

Inscrire les degrés sur les ihermomèlres construits dans la treizième manipulation. Marquer, de dix en dix^ les nombres qui carres-^ pondent aux divisions tracées,

La division en cent parties égales de l'intervalle compris enlr& les deux points fixes du thermomètre à mercure suppose que sa tige est exactement calibrée, c'est-à-dire qu'elle a le même diamètre intérieur dans toute son étendue. C'est, en effet, ce qui a lieu, au moinsapproximativement,pour les tubes Ihermométriqucs employés dans ces manipulations.

Le fabricant qui est chargé' de les fournir les soumet à une épreuve préliminaire consistimt à promener dans toute l'étendue une petite colonne de mercure qui doit avoir la même longueur dans toutes les régions du tube, si toutefois la section de celui-ci est partout la même. Les tubes qui présentent des différences sensibles sont considérés comme n'étant pas suflîsamment cylindriques : ils sont rejetés.

vient, on pareil cas, de ce que reau reçoit de lu source une quantité de chaleur précifiément égale à ceUe qu'elle perd par rayonnomrnt.

UIVISiON SUR Tlf.E. 157

Lp problème se ti*ouve ainsi singulièrement racililè; car il se réduit à partager en cent parties équidislantes l'intenalle qui sépare les deux points fixes, et a reporter ensuite des divisions «mlilables et serablablement espacées sur toute la pai-tie de la tige qui se trouve en deçà du point 0* et au delà du point 100*. Cette division peut se Taire très-facilement à Vaii\e de la macliine 3 diriser.

Machine à diviser. — L'appareil qui est mis entre les mains di^i élèves pour effectuer l'inscription des degi'os sui- la tige des Iheniiomèlrcâ est la machine à diviser de M. Duboscq (lig. 8U). tllc comprend les pièces suivantes :

tu:. HU. — Machiner divis-

c M. Duboieq.

1" Une ris microiuelnifue, V, qui est l'organe essentiel. Klle a été taillée !iur le contour d'un cylindre d'acier de 7 à 8 décimètres, et son pas est tellement réglé, que la distance entre deux filets tonsécutirs est partout la même et partout égale à un millimètre. Il est à romai-qut-r, toutefois, que cette vis n'a pas de mouvement progressif. Comme elle est encastrée à ses deux extrémités entre deux colliers fixes qui l'embrassent à frotlement doux, elle peut, quand elle est mise en mouvement par la manivelle M et les deux roues d'angle RR', tourner sur elle-même autour de son axe, sans jamais avancer ni reculer.

158 CONSTUUCTIOX DES THERMOMÈTRES.

2* Un écroa qui ombrasse la vis mici oniétrique, mais qui n peut tourner avec elle. 11 résulte de cette disposition que 1 mouvement de rotation de la vis se trouve changé en un mouve ment progressif de Técrou, et que celui-ci avance ou recule, suivan que la vis tourne dans un sens ou dans Tautrc.

:\* Une plaque métallique ou chariot G, qui est invariablenici liée à récrou, qui participe à son mouvement, (»t qui peut glisse sur un banc do fonle F, ronsliluant une sorte de chemin de fei dont les rails sont bien rabotés. C'est sur r(» chariot <|uc l'c place le tube /, quel qu'il soit, qu'il s'agit de graduer.

Outre ces trois pièces qui sont assez simples dans leur mécanisii et dans leur jeu, la machine à diviser comprend deux dispositioi un peu plus compliquées sur lesquelles nous devons insister d\ii manière spéciale. L'une est relative au burin et au système qui l'ait mouvoir; l'autre a pour objet la simplification de la vis niici métrique.

l)l}>posltlun du burin, — Le burin est celte partie de hi machi (jui est destinée à tracer les divisions sur le tube du ihermomèti 11 consiste tantôt en un tracelel d'acier que Ton promène sur tige jn'éalablement revêtue d'un vernis à la gonnne la([ue; tan en mu* pointe d(* diamant que l'on aj)puie très-légèrement sur verre lui-même. Ce burin est reju'ésenté en 11 dans la figure pi eédente; mais il l'ait partie d'un système complexe cpie nous ave eru devoir figurer à part pour en rendre Tintelligence plus lac et plus sûre.

On a coutume, lors(|u'oii gradue un thermomètre, de ne ] donner la même longueur à tous les traits (|ui représentent la g duation. Les traits qui correspondent aux chilTresO'\ltl',:2(V*, 10 sont ceux auxquels on donncî la plus grande longueur ; les ti'a qui correspondent aux chiffres 5% \7}\ ^25", ont une longueur peu moindre ; (»niin, tous les degrés intermédiaires sont marqi par des traits plus petits. CetUî disj)osition, ([ui est représentée dî la ligure 81, a pour objet d(i rendre la division moins conl'use, la lecture plus l'acile. On pourrait, sans dont», aligner tous < traits, sans autre secours que celui de la main ; mais il faudrait ii grande habileté, en n>ème temps qu'une attention soutenue, système dont il s'agit a pour objet do donner à tous les traits de

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