H» CHANGEMENT D'ETAT
liuiviollo le thonnomètre reste slationnaire pendant quelque temps, \{\XM\\\ ou laisse refroidir le corps fondu. Mais si le corps secom- IKKïio do divt»rscs substances mélangées, comme cela a lieu pour les corps jïms naturels, il arrive le plus souvent que le thermomètre dosoond rapidement, reste stationnaire, puis remonte à la solidifiraliou |mrlii»Ile. Ce dernier maximum est seul constant ; le premier point d*arriH, au contraire, est très-variable.
M, lludorlï a vu que des mélanges artificiels de paraffine el iracide stéarique présentaient, dans leur solidification, les mêmes phénomènes que les corps gras naturels.
Imfioiiance du point de fusion, — La détermination du point dt» tusion constitue, dans un très-grand nombre de cas, une donner d'une grande importance pour établir la nature ou le degré de pureté de certaines matières premières ou de certains médicaments. Il suffit de jeter les yeux sur le tableau des points de fusion pour reconnaître tout le parti qu'il est possible d'en tirer. Voici quel- 4|ues exemples :
li'» lieurrc de Cacao fond à 30% tandis que les matières qu'on J* nuMe souvent, telles que le suif ou la cire, fondent à un dogr«i lMSUicon|) plus élevé. On peut donc juger de son état d'impureté ifaprès W retard (lu'il éprouve dans son point de fusion.
Il !»n rst de niénii.' du Beurre de Muscade qui fond a Sl\ Lc5 lUUilicatituis qu'on lui fait subir, soit en le privant de son huile vo^ laide, MÛl en y mêlant de la cire jaune ou du suif, ont pour effet d'eu èlexiM" h» point de fusion et de rendre ainsi la fraude mani-
l * \ mhre ijris fond vers ItJO", quand il est pur. Est-il falsifié par vIo U \\\v ou par des résines odorantes, son point de fusion se Uomo a\ane«\ el il Test, d'ailleurs, d'autant plus que la proportion do Md^slanee ajoutée est plus considérable.
\ M*u l\*ur la cw a un point de fusion exprimé, quand elle est l»\MO, par iwJ pour la cire jaune, et par O.V pour la cire blanche. \i, vxM»une rola a été souvent constaté, elle se trouve falsifiée par l »ddiU\MMlune eerlaine quantité de suif, elle fond à une tempéi«0\u\' iu»laMouieul plus basse. L'obs(4vation exacte de cette tempouOuio uuhque la proportion de suif qui a été frauduleusement
»\|OUl\V
TEMPÉRATURE rrÉBULLlTIOX. 201
Le Blanc de Baleine est quelquefois fraudé par de la cire, du suif, des matières grasses de natures diverses. Il en résulte tantôt une élévation, tantôt un abaisscmont du point de fusion normal qui est de 49".
Le Camphre ordinaire fond à 175°; et il se distingue, par ce caractère, du camphre artificiel qui fond à 150'* seulement.
Diverses résines, tellesque le baume de Tolu, la résine de Scammonée, la résine de Jalap, peuvent être également reconnues par le point de fusion qui est spécifique et caractéristique pour chacuno d'elles.
Les Alcaloïdes, dont il est si important de pouvoir apprécier la pureté, fondent à des degrés divers suivant leur nature; et la déleiTOination, d'ailleurs si facile, de leur point de fusion, ajoute un caractère d'une grande valeur à ceux que la chimie indique pour établir entre eux des distinctions nettes et certaines.
On pourrait multiplier ces exemples et montrer que le point de congélation des liquides peut être tout aussi utile à déterminer que le point de fusion des solides.
On a observé que l'huile d'amandes douces, parfaitement pure, se congèle à — i2^ Supposons, comme cela arrive souvent, que l'huile soumise à l'essai contienne en mélange de l'huile blanche, de l'huile d'arachide, etc., son point de congélation se trouvera élevé par ce seul fait, et la différence donnera, jusqu'à un certain point, la mesure de la proportion d'huile étrangère ajoutée.
Température d'ébullition des liquides. Définition théorique.
— On entend par température d'ébullition ou par point d'ébuHi-
lion d'un liquide, la température à laquelle il est nécessaire de
. porter ce liquide, pour que la force élastique de sa vapeur liissc
équilibre à la pression qu'elle supporte.
On peut donc concevoir, pour un même liquide, autant de points d'ébullition distincts que l'on peut concevoir de pressions différentes. Mais lorsqu'on parle de la température d'ébullition d'un liquide, sans désigner la pression à laquelle elle se rapporte, on sous-entend toujours qu'il s'agit de la pression normale 760"".']
Ùéfinilion expérimentale. — Quant à la définition expérimentale du point d'ébuUition des liquides, elle consiste dans un mouvement tumultueux qui s'excite dans toute l'étendue de leur