VINGTIÈME MANIPULATION
Déterminer, par la métlwde des mélangeSy la clialeur spécifique d'un liquide simple^ tel que Valcooly et d'un liquide complexe^ tel qu'une solution de sulfate de nmgnésie cristallisé.
Quoique cette manipulation se rattache au même principe que celui qui a été énoncé dans la manipulation qui précède ; quoique la détermination qu'elle comporte ne soit pas autre chose, en apparence au moins, qu'une application nouvelle de la méthode des mélanges que nous avons décrite dans tous ses détails, nous avons pensé, cependant, qu'il y aurait intérêt à l'introduire, d'une manière spéciale, dans le cadre des travaux pratiques. Deux raisons principales ont motivé cette détermination :
1" Toutes les fois qu'on mêle deux liquides susceptibles de se dissoudre en toutes proportions, comme l'eau et l'alcool, l'alcool et l'éther, l'éther et le sulfure de carbone, le sulfure de carbone et le chloroforme, il se produit, par le seul fait du mélange, et en dehors de toute action chimique, un mouvement thermométrique manifeste : tantôt il y a élévation, tantôt il y a abaissement de température.
C'est un fait que nous avons démontré, M. Bussy et moi, à l'aide d'un appareil très-simple (fig. 416), composé d'un flacon en verre mince F, soufflé en forme de carafe, et d'une allonge à douille très-longue A, munie d'un robinet bien travaillé. Les deux pièces étant ajustées l'une sur l'autre, et leurs parties supérieures se trouvant reliées à laide d'un tube en caoutchouc C, on introduit l'un des liquides dans la carafe, et l'autre dans l'allonge. La température des deux liquides est donnée par deux thermomètres trèssensibles et bien comparables.
Au moment où l'équilibre de température est parfaitement éta-