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MÉTHODE DU REFROIDISSEMENT

Soient m la masse du premier corps, c sa capacité calorifique, et île temps qu'il met à se refroidir d'un certain nombre de degrés ; Soient m' la masse du second corps, c' sa capacité calorifique, d r le temps qu'il met à se refroidir du même nombre de degrés; On a, d'après les considérations qui précèdent, me : m'd : : t : t',

ou, ce qui est la même chose, ^ = 7.

La nécessité où l'on est, dans celle méthode, de donner le memii Tolume et la même surface rayonnante aux deux corps qui se refroidissent, celle où l'on se trouve également de mesurer avec préciâon rintervalle de température que chacun d'eux doit franchir, Ibnt qu'on les enferme habituellement dans un même vase auquel se trouve adapté un thermomètre très-sensible.

La présence de ces deux pièces qui participent, comme les corps eux-mêmes, aux variations de température, paraît tout d'abord compliquer la question. Mais la difficulté qui en résulte est plus apparente que réelle. Ces deux pièces, en efiel, se retrouvant toujours les mêmes dans toutes les opérations, et pour tous les corps »r lesquels on opère, on peut déterminer une fois pour toutes la ifrfeur qui leur appartient pour l'intervalle thermométrique qu(^ Ton considère.

Si l'on représente par K cette valeur constante, la formule précédente se trouve ainsi modifiée wc -}- K : m'd -|- K : . t : t , ou, ce

^\ est la même chose "^^r^ = -,. On déduit ensuite de cette for-

h méthode des mélanges; mais, dans rapplication, clic ne peut donner de bons resul- ^ (fue pour les liquides.

Lorsqu'un liquide, remplissant un petit vase de verre ou d'argent, est abandonné au Rfroidisscment dans une enceinte dont la température est plus basse que la sienne, il i'éUbiit dans rintérieur de sa masse des courants moléculaires qui mêlent les couches et établissent a tout instant l'uniformité de température. Il n'en est plus de mi^me lorsqu'on met dans le petit vase un solide réduit en poudre, c'est-à-dire un système àt molécules solides se touchant les unes les autres par un petit nombre de points, <( flf se communiquant réciproquement la chaleur que d'une manière très-imparfaite. tes formules générales cessent alors d'être applicables.

L*s avantages particuliers que la méthode du refroidissement présente, dans le cas te liquides, sont les suivants :

1^ Elle permet de mesurer les chaleurs spécifiques moyennes correspondant à des Mlenalies de température que ron peut faire varier à son gré, et que l'on peut rendre,

^'ailleurs, aussi petits que ron veut; ^0 Elle donne ainsi le moyen d'apprécier facilement, et par voie expérimentale, la

dateur spécifique élémentaire^ qui convient, pour un même liquide, à chacun des de-

frés de l'échelle des températures.

-206 CHALEUR SPÉaFIQUE DES LIQUIDES.

mule le rapport p- des capacités calorifiques appartenant aux deui corps sur lesquels a porté l'opération .

Description des appareils. — Pour déterminer la chaleur spécifique des liquides par la méthode du refroidissement, on se sert de quatre appareils principaux : 1° un vase à liquide; 2* une étuve d'échauffement ; 3" une enceinte de refroidissement; 4* un chronomètre à secondes.

i" Le vase à liquide (fig. 119) se compose d'un cylindre en yerre

mince a6, ayant environ iO centimètres cubes ^^ de capacité, surmonté d'un col étroit 6c, dont le

v^ J diamètre est justement suffisant pour laisser pas-

I ser la tige d'un thermomètre trè^-sensible. Ce col

étroit se termine à sa partie supérieure par une partie évasée et ouverte cd.

A l'aide d'une pipette effilée, on introduit dans ce petit vase le liquide sur lequel doit porter fopération, et on s'arrête au moment où le niveau de ce liquide a atteint le point c. On adapte alors à l'ouverture d un bouchon traversé par la tige d'un thermomètre à degrés très-espaces, dont la graduation doit être telle que, le réservoir se trouvant au milieu même du cylindre a6, les degrés qui expriment l'intervalle de température que le liquide doit paicourir en se refroidissant, soient situés sur la tige, immédiatement au-dessus du bouchon qui la supporte.

Dans cette manière d'opérer, le liquide occupe, non-seulement la capacité a6, mais encore le petit intervalle qui existe entre les parois du œl et la tige du thermomètre : la capacité ab reste donc pleine pendant le refroidissement; et, comme le liquide se contracte à mesure que sa température s'abaisse, il entre dans le réservoir ab une petite quantité du liquide qui se trouvait précédemment dans l'espace annulaire bc. Ce second liquide étant toujours plus froid que le premier, il en résulte une légère erreur. Mais il y aurait des inconvénients beaucoup plus graves à ne remplir la capacité ab que jusqu'à la naissance du col : les divei^ liquides

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