HYGROMÈTRE DE SAUSSURE
§ 1. — Hygromètre de Saussure.
l'un cheveu, convenablement préparé, est plongé dans un )u moins humide, il subit, dans ses dimensions et parti- }nt dans sa longueur, des changements qui dépendent, température, mais de Tétat hygrométrique de cet air (1). 1 s'allonge par J'humidité, se raccourcit parla sécheresse, ie de ses dimensions est relative à un état hygromélriculier pour lequel elle peut ainsi servir de mesure, le principe de Thygromètre de Saussure.
iption de rappareil. — L'hygromètre de Saussure ) se compose d'un cadre en cuivre sur lequel est tendu 1 dépouillé de sa matière grasse par le carbonate de soude : par Téther (2). Dans la figure, ce cheveu est dissimulé que du thermomètre et par celle qui porte la graduation liment; mais sa partie inférieure est visible en c, et elle acher, par son extrémité, à Tune des gorges d'unedouble Sur la seconde gorge de cette poulie s'enroule un lîl de upporle un petit poids p^ destiné à maintenir le cheveu lent tendu. Knfm l'axe de la poulie porte une aiguille
ad nombre de substances or;;aniques possèdent, comme le cheveu, la pro> rber la vapeur d'eau contenue dans Tair et de changer de dimension par R absorption: mais toutes ne sont pas également propres à former des hy- •onr qu'une substance pui^sse ùlre rinployin» utilement comme hygromètre,
soit très«sonsible aux variations hygrométriques de l'air;
ne s'altère pas avec le temps ;
ait une petite masse, afin qu'elle soit plus rapidement impressionnée;
n'éprouve pas de chanjrement permanent, alîn que ses indications rcde-
mémes dans les mt^me^ circonstances;
ait toujours la mrme propriété d'allonsemcnt, aOn que les divers hygro-
t comparables.
les substances hygrométriques connues, celles qui remplissent le mieux
is sont leri cheveux et les plaques minces de fanon de baleine, prises dans
perpendiculaire à celle des fibres.
e premier cas, on maintient le cheveu |»endant une demi-heure dans une
[liante de earbonate de soude au centième; puis on le lave et on le sèche.
nd, on fait séjourner le rjieveu dans Téther sulfuriquc pendant deux heures,
ive à deux reprises avec de nouvel éther. Dans les deux cas, il importe
matière grasse soit enlevée ; car c'est à cette condition feulement que le
"a prendre, a^rec la ramdité voulue, l'allongemeiit <***^ «'^vienl à l'état
■e de ranr éMi «e.
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légère dont l'extrémité parcourt un arc gradué. A sa partie supérieure, le cheveu dont il s'agit est ei^agé et maintenu inTanal)l^ ment dans une pince serrée par une vis de pression.
Quand le cheveu se raccourcit, la traction, qu'il exerce relèn l'aiguille; lorsqu'il s'allonge, c'est le poids p qui la Tait descendre.
Graduation. — Pour établir la graduation de l'hygroinëtre de Saussure, on commence, comme pour le thermomètre à mercure, par former deux points Axes, celui de l'humidité extrême et celui de la sécheresse absolue.
On obtient le premier en plaçant tout l'appareil sous une clodie de verre (fig. 12^), dont les parois intérieures ont été mouillées avec une petite quantité d'eau. L'air se sature ; le cheveu s'allonge, el, en moins de deux heures, l'aiguille du cadran a pris une position fixe. On marque 10(1° le point du cadran où s'arrête l'aiguille dans cette atmosphère humide.
Quant au second point fixe, on le détei-mine eu transporlaiil l'hygromètre souf. une cloelie dont on dessèche l'air au moyen de substances très-avides d'eau, telles que le chlorure de calcium, h chaux vive, le carbonate de potasse calciné. L'opération est longue, et ce n'est qu'au bout d'une vingtaine de jours que l'aiguille