GRADUATION DE L'HYGROMÈTRE DE SAUSSURE
Hrmd une position fixe. On marque 0^ le point du cadran ou elle
i*trrète dans cette atmosphère sèche (1). Les deux points fixes étant ainsi obtenus, on divise rinter\'alle
qui les sépare en cent parties égales, qui sont les degrés de Thygro-
okètre.
11 ne faut pas confondre ces degrés de l'hygromètre avec les degrés qui expriment les divers états hygrométriques de Tair. L'exférience montre, en eifet, qu'il n'existe aucune proportionnalité filtre les uns et les autres, et la différence est même si marquée sous ce l'apport que, quand l'air rejoferme la moitié de la vapeur ^i est nécessaire pour le saturer, l'hygromètre, au lieu, de marier 50*, indique le degré 72".
Table de relation entre les degrés de V hygromètre et les états hygrométriques de Vair. — Pour connaître immédiatement Télat hygrométrique correspondant à chacun des degrés de l'hygromètre, OQ peut employer la méthode simple et précise indiquée par GaT-Lussac.
On place l'hygromètre sous une cloche renfermant un mélange f eau et d'acide sulfurique à la température ^ et Ton note le degré fi'il indique, quand l'aiguille du cadran a pris une position fixe. Ifuo autre côté, on introduit dans le vide du baromètre une petite {ttntité du même mélange, et on mesure la tension /"que possède f 4 vapeur à la même température t. Cette tension est nécessaireiltent plus petite que la tension F qui appartient à la vapeur d'eau Pore dans la même condition de température t. On cherche la valeur de cette dernière dans les tables de forces élastiques, et on a linsi les deux termes du rapport -p qui représente l'état hygro- ^trique de l'air correspondant au degré marqué par l'hygro- Hétre.
En répétant ce mode d'expériences avec des dissolutions acides )Ids ou moins concentrées, on arrive à former les différents termes le la table de relation qu'il s'agissait de construire (2).
il) On observe que ces deux points fixes sont indépendants do la température. 'liguilh» reTient toujours au 0" dans un air absolument sec, de même qu*eUc retourne loioun au point 100* dans un air absolument humide. Il en faut conclure que, dans lir saturé, le cheveu absorbe toujours la m<^me quantité d*eau, quelles que soient la mpérature et la densité de la vapeur.
f2i Cne tnble de relation ainsi obtenue n*est rigoureusement exacte que pour la tem-
. Mode opératoire. — i"" Dégager le petil poids p qui mainlieiU le cheveu tendu (1) : celui-ci prend, en quelques minutes, ladi* mension qui lui est assignée par l'état hygrométrique de lair. Noter le point du cercle où s'arrête Taiguille, quand elle a pris si position définitive. On a ainsi le degré de l'hygromètre;
2° Consulter la table de relation pour savoir à quel état hygrométrique correspond le degré de l'hygromètre que Ton a obsené. On a ainsi l'état hygrométrique E ;
La connaissance de E entraîne nécessairement celle de /"; car si
l'on a E = -f , on a également f = EF.
Inconvénients de V hygromètre d^ Saussure. — Malgré tout le soin apporté dans les tables de graduation, les hygromètres de Saussure sont rarement comparables entre eux. La provenance du cheveu, la manière dont il a été dégraissé, l'altération qu'il éprouve avec le temps, sont autant de circonstances qui influent sur la marche des hygromètres et qui établissent de notables divergences dans leurs indications respectives. De là résulte qu'au lieu d'une seule table de relation, pouvant s'appliquer à tous les hygromètres de Saussure indistinctement, il est nécessaire de construire une table spéciale pour chaque appareil en particulier. C'est afin d'éviter aux physiciens l'obligation de répéter, pour chaque appareil, la série des expériences faites par Gay-Lussac, que M. Regnaulta donné une table des tensions de la vapeur émises, aux températures ordinaires de l'atmosphère, par des solutions d'acide sulfurique dans l'eau en proportions définies (2). Il suffit de les introduire successivement dans la cloche;, de noter les indications de l'hygromètre, et de diviser, pour chacune d'elles, la force élastique delà vapeur qu'émet la solution, par la force élastique maximum de la vapeur d'eau pure à la même température.
La complication qu'entraînent ces tables et cetle étude prélimi-
pératurc ( ù laquelle les expériences ont été faites. 11 est nécessaire de faire un cfr-
tain nombre de tables semblables, à des températures diverses, et comprises entre les
limites habituelles des variations de température du lieu d'observation.
. (1) Ce petit poids p, que la figure iââ représente comme suspendu en permamence*
ne resty en réalité, qu'au moment des expériences. Quand l'appareil est au repos, il se
trouve engagé dans un ressort qui l'empêche de presser sur la poulie, et de tendre le
cheveu.
(i) Annates de chimie et dephyxique, 3* série, XV, 179.