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RÉSULTATS SUR LES POUVOIRS DIATHERMANES. 3H

2* Pour chacun des liquides inscrits au tableau, le pouvoir diathermane n'est que très-peu modifié par la nature et la proportion des matériaux dissous. Ainsi :

Que l'eau tienne en dissolution du sel gemme qui est très-dia- Ihennanc ou de l'alun, qui est presque absolument athermane, son pouvoir reste sensiblement le même, et égal à 18,50.

Que Ton ajoute à l'eau \ ou g de chlorure de sodium , la quantité de chaleur transmise sera sensiblement la même, et à peine supérieure à celle que transmet l'eau pure dan^ les mêmes conditions.

Enfin, que l'on fasse dissoudre dans Teau des proportions variables et successivement croissantes de sucre, voici ce qu'on pourra remarquer :

Pouvoirs dialhcrmanes

Solutions sucrées

à diffiirenls titres.

exprimes en centièmes des rayons calorifiiiucs reçus.

Eau distillée 100

Sucre 0

Ainsi, dans le dernier mélange qui représente le sirop de sucre ordinaire et dans lequel l'eau ne forme plus que le tiers de la masse totale, le pouvoir diathermane est encore assez rapproché de celui qui appartient à l'eau pure pour qu'on puisse considérer comme très-faible l'influence exercée par les corps dissous, môme alors qu'ils existent en proportion considérable.

3^ La couleur que possèdent certaines substances n'a aussi que peu d'effet pour modifier le pouvoir diathermane qui leur appartient (1). Ainsi, quand on compare les deux huiles de foie de morue, l'une ambrée claire et très-transparente, l'autre brune foncée et presque opaque, on est surpris de voir que les quantités de

(I) Quoique la coloration des liquides ait une influence réelle sur la chaleur qu'ils transmettent, on doit reconnaître qu'il n'existe aucun rapport constant entre leiu* coloration et leur diathermanéité Les expériences de Franz {Annales de physique et de c/ttmie, 3* série, XLVI, 111) montrent qu*en général les liquides les plus diathermanes pour les rayons de la lampe d'Argant sont ceux qui transmettent en plus grande aboodtnce les rayons de rextrémité la moins réfrangible du spectre. Mais elles montrent aussi que eette relation n*est pas absolue.

312 CHALEUR RAYONiNANTE.

chaleur qu'elles transmettent dans les mêmes conditions sont sensiblement les mêmes, c'est-à-dire 46,5 pour la première, et 43,8 pour la seconde.

De même, en comparant l'huile de ricin qui est presque incolore avec l'huile de croton tiglium qui est d'un rouge exti'êmemenl foncé, on peut remarquer que la quantité de chaleur transmise ne diffère pas considérablement dans les deux cas. Dans les expériences dont le tableau reproduit les résultats, elle a été de 39,7 pour la première huile, et de 37,6 pour la seconde. C'est donc la nature particulière du liquide, plutôt que la coloration qu'il présente, qui influe sur la proportion de chaleur qu'il est capable de transmettre.

Le nombre des liquides sur lesquels ont porté jusqu'ici les observations relatives au pouvoir diathermane, est encore trop restreint pour qu'on puisse tirer de leur comparaison toutes les conséquences qu'une élude plus approfondie ne manquera pas d'en déduire. Mais, dès à présent, et en s'en tenant aux seuls résullals déjà obtenus, on peut reconnaître que la faculté que possèdent les différents milieux de transmettre avec plus ou moins de facililé les rayons calorifiques qui viennent frapper leur surface, constitue un caractère spécifique d'une grande valeur, soit pour étal)lir leur nature distincte, soit pour apprécier le degré réel de leur pureté.

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