POUVOIR CONDUCTEUR — POUVOIR ISOLANT
La cond uctibilité des corps pour réleclricilé n'est pas une propriété absolue ; et les métaux ne sont pas plus parfaits dans leur propriété conductrice que le verre ou la résine ne le sont dans leur propriété isolante. Il s'en faut de beaucoup qu'il y ait une ligne nette de démarcation entre ces deux classes de corps : outre qu'il n'est aucun d'eux qui soit ou parfaitement isolant ou parfaitement conducteur, il existe, entre ceux qui se rapprochent le plus de ces deux limites, une infinité d'intermédiaires qui participent plus ou moins de l'une ou de l'autre propriété. Coulomb, dans ses admirables travaux sur la déperdition lente de l'électricité, a reconnu que des cylindres formés par les substances en apparence les plus isolantes, telles que le verre, la cire d'Espagne, la gomme laque, transmettaient diflîcilement, il est vrai, mais d'une manière sensible, le fluide accumulé sur le conducteur d'une machine électrique avec laquelle on les mettait en contact par une de leurs extrémités.
Il existe aussi un certain nombre de liquides que l'on considère, en général, comme absolument isolants, et qui ne sont, en réalité, que des conducteurs imparfaits. Telles sont les diverses espèces