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plent rapidement, et les terres encore inhabitées couvrent un espace de moins de 90,600 milles carrés ; or, avec la demande actuelle de terrains, cet espace sera envahi d'ici à cinq ans ou moins par l'immigration, et il y aura alors une époque d’arrêt dans l’histoire du développement des Etats- Unis. Il n’est pas difficile de prédire quel en sera le résultat. On verra ‘alors le courant de la population aui se dirige sur le continent américain se concentrer dans nos fertiles régions situées dans le bassin du lac Winnipeg. Notre chemin de fer projeté du Pacifique, l'encontre du Pacifique du Nord, traversera une région fertile sur plus des deux tiers de son parcours ; il pourra être alimenté par une population industrieuse et prospère, et il contribnera considérablement à développer nos immenses richesses minérales à l'est et à l’ouest. Dans l'intervalle, avant qu’une autre saison probablement se passé, grâce à une sage et prévoyante politique, nous serons en communication avec la mer à l’est et avec tout le réseau de chemins de fer, qui sillonnent les provinces de l’est et les États-Unis, par un chemin international à la frontière, éloignée sculementde soixante inille de Winnipeg. Ce chemin, une fois terminé, cette vaste contrée riche, mais rres- M a isolée jusqu'à présent, ne sera plus qu’à quatorze jonre de iverpool, Angleterre.
En outre, nous avons maintenant notre route internationale qui se rend jusqu'à la mer par le territoire anglais, savoir la ronte dn lac Kupérieur ou du gouvernement, qui est sous le contrôle du gouvernement canadien, et qui transporte les immigrants à ur prix presque nominal, quoiqu'elle prenne plus de temps. 1l est question de cetie route plus au long dans un autre endroit.
Nous avons assez de moyens de connaître la valeur monéiaire de l’octroi de terres pour le Pacinque canadien, pour en venir à la cenclusion rigoureusement certaine que ces terres pourraient être vendues à nn prix beaucoup plus élevé que ne seront les frais de construction et d’équipement du chemin. La compagnie décidera probablement de vendre d’abord ses terres à des prix modérés, afin d'assurer leur prompt établissement. Novs pouvons dire, cependant, pour l'information de ceux qui vieudront probablement s'établir sur son parcours, que les objections ignorantes qu’on a jusqu’à présent fait valoir contre un chemin canadien du Pacifique, à cause du climat, sont à jamais mises à néant par les expériences, qui ont été faites sur la température ; et que l'expérience a également fait justice de l'assertion erronnée ane les tempêtes ct les amoncellements de neige en hiver seront un obstacle pour le chemin. Il est parfaitement établi que depuis la Rivière-Rouge insqu'aux Montagnes Rocheuses, la chute de la neige durant l'hiver est comparativement faible, si on la compare à celle que l’on voit sous les mêmes latitudes, et qu'elle n'entravera nullement le fonctionnement de la route. Les tempêtes de neige qui se font sentir le long des plaines de la Saskatchewan, ne sont seulement que le cinquième de celles que l’on observe dans l’état du Massachusetts, l'état par excellence des chemins de fer.
Cette route est désignée comme la route naturelle du commerce, à
causes des vastes et inépuisables houillères de la Saskatchewan, sur les-
quelles Sir William Armstrong attira l'attention publique, il y a quelques années en Angleterre, en parlant de la possibilité de l'épuisement futur des mines de charbon dans ce pays.
tée à cette époque, et tout le monde tut profondément convaincu de l’importance de premier ordre de pareilles houillères pour la prospérité d'un pays. Les rapports géologiques, et les études des officiers du génie, font voir que la région de la Saskatchewan est l’une des contrées les plus: riches en houille, qui soient au monde.
avoir beaucoup moins de 500,000 miiles carrés, qui recèlent des mines de charbon dans la région enclavée entre le 59ème parallèle et la mer du nord, La largeur moyenne de cette région est d'environ 200 milles,
En outre du charbon, cette région renferme de riches gisements aurifères, et les deux versants des Montagnes Rocheuses contiennent d’immenses mines d'or, dont l’exploitation ne fait encore que commencer,
Assurément, avec de pareilles ressources, un grand avenir est réservé à ce Nord-Ouest, construction du chemin de fer canadien du Pacifique, qui donnera de l'emploi à des milliers d'immigrants qui s'établiront finalement sur le. long de son parcours.
Les immenses richesses du Nord-Ouest en houille font que la possession de cette contrée est de la plus haute importance pour le Canada, car, la rareté du charbon est l’un des plus graves inconvénients de l’époque, et elle affecte toutes les branches de manufactures et d'industrie. ne saurions mieux faire à ee sujet que de reproduire les observations de. M. Taylor, missionnaire dans la région carbonifère de la Saskatchewan, qui envoyait dernièrement des échantillons de houille au professeur de physique du collége Victoria, Cobourg, Ontario, pour les soumettre à
l'analyse.
Cette question fut beaucoup discu-
On calcule qu'il ne doit pas y
Son développement sera surtout activé par la
“ Les échantillons étaient l’affleurement dans chaque cas, et ils avaient été extraits chacun à des distances d'au moins 300 miles. tableau ci-isint de l'analyse du charbon de quelques-unes des principales mines des Etats-Unis et de la Nouvelle-Ecosse est précieux pour établir une comparaison, et lorsqu'on tient compte du fait que ces échantillons ont été extraits de la mine et que mes échantillons ontété pris à l’afïleurement, la supériorité du charbon de la Saskatchewan est établie d’une
manière incontestable.
ANALYSE PAR LE PROF, HAANEL, COLLEGE VICTORIA. A ———— —— = ame memees ane
Localité, | Ech, gr. |Humpré. | Cat Dr Résid®. | induites 1.375 ren 57.25 2.21 100,00 Munitions 1.375 11.412007 56 94 2.5° 100.00:
1H. ; 1.340 6.69,33,79 53.25 6.36 100,00 Inn 1.337 6.8935.57 50,90 8.64 | 100,06 MAMA esse 20 k- | | 1.25/15.80 73.01 9,74 | 99,80 Pennsyivanie | 0.82 17.01 68.82 13,35 | 100,00 VB D On. | ne 1.64 86.03 50.99 | 16,74 | 100.00 JOBS. rss étre “restes 2.50 36.30 56.00 5,20 100,00 LT PRE ME MN | PNR 1.8 |28.40 56.00 | 13.2] 100.60 District de Pictou..........…. L. Hal 1.150/25.810 61.950 |. 10.425 | 100,00 Même localité...) 1.600 24.000 | 51.428 | 22,272 100,00: District de Richmond... irssonot ses ER 56.40 | 13.35) 100.60
Les échantiMons de I à IV sont comme suit :—
Le charbon de Pembina, 100 miles au N. 0. LD’'Edmontun—I,
Celui qui se trouve près de la rivière des Gros Ventres, Saskatchewan sud— II.
Celui de la rivière des Gros Ventres—Iil,
Celui de la rivière Saskatchewan, près du Fort Edmér‘on, à 900 miles N.N. 0. de: Fort Garry—IV.
Les échantillons III et IV sont bitumineux, d’un échantillon moins granulaire 1.340 et 1.337 respectivement, Lustre, couleur sale, lamellation distincte ; fracture à angles droits avec la lamellation, surfaces brillantes irrégulières, Parallèles au plan de lamellation: les lames détachées sont de couleur sale. 11 produit une quantité considérable de mutière bitumineuse sous l’aciion du feu.
Un examen fait par la quantité donne lesrésultats suivants en 100 parties :
nr rennes nes 0 lo g | S T2 | cs 2 £a pr . . "5 A, © 4 Égi Ech. gr à of: 5 £ É Résidu.
SE ve a LE LE 4 È 43 | © Le" = © C1 Tr 100sossopacosorsossosseseo 1,373 11.88 28.66 57,25 2.21 iisisssssesiesescess AO TION 1,375 11,41 29.07 56.94 2,58 AIT ice nnsinsétissrecsssessiennse | 1.340 6,69 33.70 53.25 6.36 sis sssncetnseteineneenesst 1337 6.89 33.57 50.90 8.64
On voit par ce tableau la similitude de résultats obtenus pour les échantillons I, II, ITI et IV respectivement.
L'échaaullon gr, Let IT est le même, et l'analyse des deux échantillons diffère moins l'une de l’autre que ne le font généralement deux analyses consécutives du même charbon, La différence n’est pas de 17 par cent,
La quantité d'humidité ae ces deux échantillons est étonnante. La houille réduite en poudre êtan., exposée pendant quatre heures et demie dans un bain de cendres à une tempért . 122 F0 a goicenivaura congé dur piece qe li pas cent, duus os t. : ças. Il est fort nossible que le charbon a souffert en étant exposé à l'air, s’il a été pris à l'affilcuremen‘. Un échantillon du filon même pourrait donner des résultats différents.
Ces deux «. pèces de charbon ne collent pas, et produisent :n coke d’un lustre brillant ; la quantité de résidu est très faible, et d'un jaune rougeñtre (tirant sur la couleur orange.) Comme un examen personel tant du coke que du résidu pourrait vous être agréable, je vous envoie l'échantillon ci-joint.
L'échantillon granulaire IIT varie de celui qui porte le numéro IV par 003 seulement, et l'analyse de l'un et l’autre diffère plus que celle des numéros, I et II, elie n’est pas cependant assez grande pour qu'ils constituent deux espèces de charbon différent. La quantité de résidu est plus forte, celle de l'humidité moindre que celle de I'et II ; le coke est d’un lustre bleu grisâtre sombre ; résidu, gris, pulvérulent.
Si on compare les échantillons entre eux, on voit que I et II sont les meilleurs, IV est le moins bon, sans n'être pourtant pas de qualité inférieure. Ces échantillons ne renferment pas de pyrites épaisses, et ils sont comparativement exempts de souffre.
Les échantillons I et II ont toutes les qualités d’un excellent charbon comme combustible, et les échantillons III et IV sont de beaucoup préférables à une grande partie du <harbon de la Pernsylvanie, tel que celui que nous sommes souvent obligés de consumer.
Pour fins de comparaison, j'ajoute quelques analyses du charbon de la Pennsylvanie, dn Maryland et de la Virginie, que j'emprunte à Dana ; du charbon de Joggins, Springhill et Cumberland, Pictou, et Richmond, que je trouve dans l'ouvrage de Dawson: Acadian
eotogy.
13 Février 1874.
L'exploitation des houillères du Nord-Ouest est d’une telle importance pour le pays, que tout l’encouragement possible sera donné sans doute à des NE La ans privées, afin qu’elles développent ces riches mines, qui feront plus pour la prospérité et le développement du Canada qu’une mine