SCENE I
LESCAUT, deux Laquais, puis LE COMMANDEUR.
LESCAUT
Drôles... n’oubliez pas les rafraîchissements ; surtout, n’oubliez pas les cartes. Nous donnons h jouer ce soir. Surtout... n’ouUlii-z rien, (dfltfl noblesse.) AHez. ( Les laquais disposent Us tables de jeu et sortent ensuite . Lescaut est descendu ) le commandeur, paraissant.
C’est Lescaut!... Je puis nie montrer.
LESCAUT, se retournant ; arec froideur.
Ah! ahl c’cst vous, monsieur lo commandeur... Vous ici? a Chaillot, encore !
LE COMMANDEUR
Toujours. Un do mes gens vient do m'avertir qu'aussilôt après lo dîner, lo chevalier et mademoiselle Manon l iaient partis pour la promenade , et j’en proüio pour venir causer avec vous de itotro grande affairo.
LESCAUT
Do votro trahison.
Soit, nous n'aurons pas de bruit là-dcssus... Mais...
Lescaut, arec noblesse.
Assez. Savez-vous qu’il n’y eut jamais do traîtres parmi les Lescaut, monsieur le commandeur?
LE COMMANDEUR
Mais...
LESCAUT
Ignorez-vous, monsieur, qu’en 1571, mon trisaïeul, un Lescaut de f’illcbois, qui avait un commandement dans la Hotte vénilcnne et espagnole, plutôt que de so rendro aux Turcs dans !o goHu do Lépanie, aima mieux «e faire couler bravement et mourir sans postérité P
LU COMMANDEUR
Hein?
LE COMMANDEUR
Avez-vous fini votre généalogie?
LESCAUT
Oui, lo reste so perd dans la nuit des temps.
LE COMMANDEUR
Tant mieux; mais relléchissez donc...
LESCAUT