SCÈNE PREMIÈRE
Dés INDIENS, DES ESCLAVES NÈGRES, HOMMES ET FEMMES, entrent de différent* côtés avec empressement.
• CHOEUR
Jour nouveau vient de renaître.
Et nous gaîment accourir!
Quand esclave avoir bon maître,
Bon maître il aime à servir!
Le défendre et le servir Est un plaisir.
(Les Indiens et Indiennes amènent sur le bord du théâtre Zaby, un jeune esclave nègre, qu’ils prient de cbanter.)
ZABY.
Oui, moi chanter à vous, chanson du pays. oui. (il chante pendant que les nègres et les créoles dansent autour de lui.)
Mam’xcll' Zixi,
Mam’zell’ Zizi,
Un peu d’espoir Au pauvre noir.
Pitié pour lui.
Le teint n’y l'ait rien !
Quoique noir ou aime bien.
fifî JlA’fd* LESCAUT.
Soleil ai llent lie nos oliinaU %
Noircit mes traits; mais vois-tu pas Qu’ardent soleil île nos rliinats Jusqu’à mon cœur pénétré, hélas!
Ah ! ah ! ah ! ah !
D’amour, d’ennuis Je me péris...
Mam’zell’ Zizi,
Mam’zell’ Zizi,
Un peu d’espoir Au pauvre noir.
Le teint n’y fait rien.
Quoique noir on aime bien !
Souvent Bon blanc F.st inconstant.
Et pauvre noir toujours aimant!
Comme son teint., l’amour qu’il a i ' Jamais, jamais ne changera.
. . .• • .! >' Ah! ah! ahLahl
•. • ■ • i ... / r D’amour, d’ennuis,
Je me péris....
Mam’zeir Zizi,
Mam’zell' Zizi,
Un peu d’espoir .
Au pauvre noir.
Le teint n’y fait rien ,
Quoique noir on aime bien !
CUOtitR. se retournant vers le fond.
Mats c'est monsieur Servais, oui, c'est notre bon maître. Qu’avec sa fiancée enfin l’an voit paraître.