ACTE T, SCÈNE II
LE MARQl'tS.
F.h bien! oui, c’est plus fort que moi, j’en perds la tête.
MARGUERITE, souriant.
Juste ce que vous me disiez!
LE MARQUIS
Je n’espère qu’en toi, Marguerite... si tu veux me protéger... me servir...
MARGUERITE. ' ■ l-
Allons donc ! me laisser séduire pour ypc antre, moi qpi ai résisté pour mon compte, non pas ! et avec tout le respect que je vous dois, je vous prie, monsieur le Marquis, de çeqpucer à vos desseins sur mademoiselle Lescaut,
. LESCAUT, poussant un Ofl,
Lescaut... dites-vous ?
MARGUERITE
Oui, Monsieur! elle a des* amis, des protecteurs... elle est d’tme honnête famille... une famille d’Amiens...
LESCAUT
D’Amiens ! /
MARGUERITE
D’où elle arrive...
Ah mon Dieu ! (Bas, au Marquis.) Monsieur le Marquis, allonsnous-en? car nous sommes Ici on famille!
. le marquis.
Eh bien?
LESCAUT, toujours à voix liasse.
Je ne peux pas enlever mademoiselle Manon qui est ma cousine !
LE MARQUIS, de même.
Je croyais que nous étions convenus de vingt pistoles, et qu'un gentilhomme n’avait que sa parole J
LESCAUT, de même.
Certainement, «tais l’honneur de ma maison...
LE MARQUIS, de même et froidement.
Cinquante ! •
LESCAUT, de même.
Et mes aïeux!...
Soixante...
Mais enfin...
Cent pistolea !
Vous en direz tant...
LE MARQUIS, de même.
LESCAUT, de même, LE MARQUIS, lio même.
LESCAUT, de même.
MANON USiCAUT.
LE MARQUIS, de même.
Tais-toi ! sortons! (Haut.) Tu le vois, Marguerite, tu l'emportes encore... je cède, je nie retire... je bats en retraite devant la vertu, (il la salue et sort suivi de Lescaut.)