‹ Manon Lescaut operacomique en trois actes paroles de M. Eugene ScribeChapitre 91 sur 93 · ACTE III, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE XIV

MANON

Pardonnez- nous !

‘ DESGR1EUX.

Le malhenr ehitia notre coupable flamme MANON.

Pardonnez-nous!

DESGR1ECX.

Accepte nos serments et qu’elle soit ma femme !

(Les harpes retentissent à l’orchestre comme annonçant la réponse qui descend

du ciel.)

MANON, avec exaltation.

Sa femme!... je suis sa femme!

(chant suave finissant pianissimo.)

Comme un doux rôvc,

Ce jour s’achève !

Mon cœur s’élève Vers l’Éternel.

Je suis sa femme !

Je sens mon âme...

Rayon de flamme.

Monter au ciel.

Oui... je vais... moi, ta femme.

T’attendre dans le ciel.

(Sa voix expire, sa tète tombe sur sa poitrine.)

DESCR1EUX , au désespoir, se jette sur son corps, baise ses mains, ses cheveux , la regarde, lui parle et veut se faire entendre d’elle.

Manon ! Manon c’est moi qui t’appelle et qui t’aime ;

Écoute-moi!... réponds!

(Avec désespeir.)

Soins superflus.

Rien! rien!... tou cœur du moins...

(il met la main sur son cœur et écoute quelque temps, puis s’écrie, éperdu et

hors de lui.)

Ah ! son cœur même

Ne me répond plus.

, (On entend nu loin dans le désert un air de marche. Dcsgrieux se relève et

écoute.) •. •

Qu’entends-je ? ô ciel !

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