‹ Manreze du pretreChapitre 100 sur 297 · Luc · texte numérisé non relu

Luc

qui est plus restreinte et qui se confond avec l'honnêteté, est la vertu de ceux-là même qui se dispensent de toutes les autres. Occupe-t-elle le rang qui lui est dû dans notre estime ?

Non , le prêtre offense cette vertu par d'imprévoyantes prodigalités. Combien d'entre nous qui dépensent au-delà de leurs revenus, empruntent plus qu'ils ne peuvent rendre, vivent dans un perpétuel déficit, meurent insolvables, et qui, probes d'intention et de sentiment, ne le sont point en réalité. Déplorable effet, dans une paroisse, quand, pendant sa vie, le pasteur est décrié pour dettes, ou quand, à sa mort, sa mémoire est insultée par les créanciers.

Le prêtre offense cette vertu par l'inexactitude de ses décisions. Que de tiers dont les droits furent confiés à notre arbitrage, et sacrifiés par nous dans des solutions précipitées, vaniteuses et peut-être intéressées! Que de compensations autorisées à notre tribunal, qui ne le sont point par la théologie I Que de restitutions dont nous fîmes indûment remise, moyennant des dons à nos œuvres ou à notre volonté ! en un mot, que d'attentats aux biens et à l'honneur du prochain dont nous n'avons pas exigé réparation, soit par mollesse , soit par distraction î Zachée , enivré du bonheur de recevoir le Divin Maître, s'écrie : Si quid aliquem defraudavi, reddo quadruplum*. Lam§me

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