‹ Manreze du pretreChapitre 11 sur 297 · Is · texte numérisé non relu

Is

Et vous, ô mou vénéré confrère ! qui vous contentez d'être bon pour vous-même, sachez que vous n'êtes pas seulement le réservoir de la grâce, vous en devez être le canal. Le caractère de la bonté de Dieu, c'est d'aimer à se communiquer ; la vôtre prévarique quand elle ne sort point d'elle-même pour se répandre; et peu vous importera, au jugement dernier, la sainteté égoïste du coin du feu, si les anges disent de vous : « Il ne fut pas de la race de ceux par qui le salut s'opéra en Israël : Ipsi non erant ex semine eomm per quos salas facta est in Israël1. D'ailleurs, il ne s'agit point de sauver Israël, mais de préserver votre Christ d'un outrage pire que la mort, celui d'être enseveli vivant.

N'avez-vous pas entendu la libre-pensée s'adjuger sa succession, et célébrer des bacchanales impies sur sa tombe? Prouvons que la tombe est pour les sinistres fossoyeurs du divin ressuscité, non pour lui-même. Que Jésus se lève donc dans son sacerdoce puisqu'il y réside, et qu'à la puissance de ses mouvements, â la parfaite identité de ses traits, aux miracles de son action, ses ennemis reconnaissent qu'ils n'ont point à faire à un fantôme : Exurgat Beus et dissipcntur inimici ejus%. Oui, que Jésus se lève en chaque prêtre puisque chaque prêtre le personnifie, et qu'en le voyant revivre en nous, le monde dise : Tant

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