‹ Manreze du pretreChapitre 12 sur 297 · Pe · texte numérisé non relu

Pe

qu'il y aura des persécuteurs de la plume, de la politique ou de la diplomatie ici-bas, il peut y avoir, pour Jésus, des calvaires, mais, tant que durera son sacerdoce, il n'y aura point de tombeau.

Le second scepticisme affecte les âmes, il est de l'ordre moral : il consiste à ne pas croire à la possibilité de la vertu chrétienne. Combien de moralistes intéressés qui traitent de mystification la chasteté d'un homme de trente ans. Or, quand les pécheurs en sont là, vous savez leurs excuses. Tournés vers les femmes qu'ils s'accoutumèrent à mépriser en les pervertissant, ils disent : Non est qui faciat bonurn, non est usque ad unum*-, tournés vers les prêtres dont la pureté bien authentique accuserait leurs vices, ile disent : Sicut populus, sic sacerdos*; et comme il y a des prêtres dont les apparences ne sont pas irréprochables, comme on voit des presbytères sur lesquels planent des soupçons scandaleux, les pécheurs s'endurcissent à ce spectacle. Autrefois, dit saint Grégoire, c'étaient les prêtres qui étaient les censeurs des peu^ pies et des rois. Maintenant ce sont les peuples qitf font trembler les prêtres par leurs jugements, et quanf les choses en sont là, le monde assiste à l'accomplissement de cette prophétie lamentable : Laqueus ruinœ populi sacerdotes malid.

Page 1