‹ Manreze du pretreChapitre 112 sur 297 · Hebr · texte numérisé non relu

Hebr

La vertu de tempérance peut être entendue dans un sens physique et moral. Physiquement, dit l'Ange de l'école, elle est la répression des délectations propres au goût corporel. Elle est si peu commune dans le monde que le monde l'estime singulièrement en ceux qui la possèdent, et qu'il ne pardonnne pas, à ceux qui doivent être estimables, de ne la point posséder. Sous cet aspect, elle n'est guère autre chose que la sobriété : qui est plus obligé que le prêtre d'en donner l'exemple !

Prescrivons-nous , mes vénérés confrères , cette retenue de l'appétit sensuel qui trempe son vin, qui fuit les grands repas, qui nous fait traiter cet estomac où reposent, chaque jour, les saintes espèces, comme un vase d'honneur, non comme une sorte d'alambic destiné à cuver des fermentations capiteuses, et qui éloigne, par là, de notre caractère ces insinuations du populaire toujours disposé à expliquer par les excès de notre table ceux de notre humeur : Facile contemniticr qui sœpe vocatus ad prandium non ire récusât ' .

Entendez-le bien, vous qui ne manquez jamais ni à

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