‹ Manreze du pretreChapitre 113 sur 297 · Conc. aq\i\$gran · texte numérisé non relu

Conc. aq\i\$gran

un repas de baptême, ni à un festin de noces, ni aux dîners des jours gras, ni à aucune de ces réunions de famille où l'on est, parfois, moins flatté de votre présence qu'on ne serait aise de votre abstention.

Entendez-le bien, vous qui étalez en ces circonstances une richesse d'appétit et des aptitudes de gourmet qui prêtent aux épigrammes des uns, et qui ne vous font louer par les autres que parce qu'ils s'applaudissent de voir, en vous, l'homme du monde compromettre le pasteur.

Entendez-le bien, vous dont la cuisine est renommée, dont le cellier est fin et abondant, et qui n'avez jamais eu le cœur de faire servir à Lazare, souffrant la faim à votre porte, un des plats succulents qui furent apprêtés pour vous. Le titre le plus honorable qui ait été donné à saint Bernard par ses ennemis fut celui de mangeur de racines et de choux. Méritons-le, si notre santé le permet; il nous attirera plus de considération que des exploits de bon convive et de généreux amphytrion.

La tempérance prise dans un sens moral est cette sobriété de conduite qui se hâte bellement, comme dit saint François de Sales, qui marche à pas de plomb, qui fait peu et bien, et qui sait imposer la mesure à ses meilleurs sentiments : Oportet sapere ad sobrietatemK De même que l'on pèche contre la tempérance

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