‹ Manreze du pretreChapitre 134 sur 297 · Coloss · texte numérisé non relu

Coloss

S. Ace. 20, 2&.

liberté religieuse périra dans le monde, ou l'Église ne périra point. La dignité des peuples ne peut se passer d'elle; car elle est la substitution de Dieu au despotisme des États, dans le gouvernement des âmes. Nous devons croire à sa perpétuité comme au bon sens de l'humanité et à la civilisation. Sans doute, elle traverse aujourd'hui d'inénarrables épreuves; mais qu'importe , si ses espérances sont plus grandes encore ? Or, c'est le Seigneur qui est son refuge et sa force dans les tribulations : Dominus refugium et virtus, adjutor in tribulationibus 1 .

Donc, même quand les montagnes seraient transportées au milieu de la mer, même quand la terre entière se troublerait, que notre foi ne se trouble jamais : Non timebimus dum turbabitur terra, et transferentur montes in cor maris. Je sais bien que des conspirations impies et les ambitions d'une politique sacrilège ont menacé la cité de Dieu de leurs intrigues; mais aussi, à cause de cela, les États coupables envers elle penchent comme des hommes ivres et la terre s'ébranle

sous leurs pas : Pr opter ea inclinata sunt régna

moia est terra. Et, au contraire, que se passe-t-il, par-delà l'atmosphère agitée ;du temporel, dans les murs de Sion? Un fleuve de paix réjouit ses murailles, son tabernacle est vénéré, le Dieu qui habite en elle n'est point ému : Flut»*»is impetus lœtificat civitatem

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