Jlacauley
vrage, c'est-à-dire l'immortalité vivante. Ainsi, le sacerdoce est toujours sauveur des perpétuelles destinées du catholicisme, car les flots de l'erreur et du mal peuvent submerger toutes les hauteurs, le Vatican sera le seul sommet que les eaux de ce déluge n'envahiront pas, et le nouvel Ararat sur lequel l'espérance du monde civilisé, semblable à la colombe de l'arche, se reposera toujours.
Corollaire bien naturel de telles prémisses, mes vénérés confrères, concevez pour l'Église l'amour que Notre -Seigneur- Jésus-Christ lui a voué; il l'aime comme son propre corps, dit saint Paul : Ecclesiam quœ est corpus ipsius i : Pro corpore ejus quod est Ecciesia-. On peut ajouter qu'il l'aime plus encore que son corps, puisqu'il l'a acquise par l'effusion de son sang. Soyons donc toujours prêts à verser pour elle le nôtre : Quam acquisivit sanguine suo3.
Oui, confondez souvent, dans vos pensées et vos hommages, ces deux mères dont nous avons médité la ressemblance , Marie et l'Eglise. Faites souvent, dans l'intime de vos cœurs, acte de foi à l'infaillibilité de cette dernière, acte d'amour à sa sainteté, acte d'espérance à son immortalité. Pourquoi concevoir des alarmes insensées sur son avenir ? Ou la notion de la