‹ Manreze du pretreChapitre 145 sur 297 · Gen · texte numérisé non relu

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ceurs de cette dure pierre : Oleum de saxo durissimo^. Le prêtre qui partage avec Jésus le titre de Christ s'élève, en effet, dans cette association aux souffrances divines, jusqu'aux plus beaux titres de la royauté. Nous l'avons vu naguère puissant sur les trois Églises par la force de son ministère ; voici la contre-partie de ce mystère : le prêtre régne encore sur ces trois mondes par la vertu de ses infirmités mêmes, car sa croix lui confère une sorte de suprématie universelle; en le faisant Grand dans l'Église militante, Libérateur dans l'Église souffrante, Triomphateur dans celle du paradis.

Vous êtes Grands, d'abord, quand vous êtes revêtus des traits du divin Crucifié, marqués dans votre chair et dans votre coeur de ses stigmates sanglants, et quand, formant une image saisissante de Jésus cloué à sa potence , vous pouvez dire : Christo confixus sum cruci^. Si l'on peut ressembler à Dieu par l'impassibilité, on le reproduit aussi par la souffrance, car Dieu ayant,regardé l'immensité de son être, a trouvé moyen de s'approprier nos douleurs sans s'amoindrir, et il l'a réalisé.

De cette sorte , le martyre résigné , le crucifiement accepté par amour, établit entre Dieu et nous la plus touchante société de pleurs qui puisse honorer une

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