‹ Manreze du pretreChapitre 149 sur 297 · Ps. 15, S · texte numérisé non relu

Ps. 15, S

Dieu! ne s'était pas usé encore! O prêtre! qui vous plaignez aux heures douloureuses de l'abandon de vos supérieurs et de l'insensibilité de vos amis, n'avez-vous pas un christ suspendu sur votre poitrine? Portez-le parfois à vos lèvres, et il vous dira : Cum ipso sum in tribulationeK Omnes qui pie volunt vivere in Christo Jesu persecutionem patientur-%. Beati qui lugent quoniam ipsi consolabuntur 3 .'

Mon second souvenir est celui d'un homme célèbre que les événements publics et des malheurs domestiques avaient foudroyé. Je me promenais avec lui dans le forum de Rome, si grand par ses antiques débris, si grand par ses souvenirs! Cet homme me parlait de la Ville Éternelle avec l'amour mélancolique et religieux que les ruines vivantes accordèrent toujours à la patrie des ruines matérielles et des saints tombeaux. Lui ayant demandé quel était, dans Rome, son pèlerinage de prédilection, il garda quelque temps un silence méditatif. Nous passions, au Palatin, sous les restes du palais des Césars, il ne se détournait pas ; nous arrivions devant les belles sculptures de l'Arc de Titus, il ne regardait pas ; les grandioses arcades du Colisée nous apparurent, il ne s'en occupa point; enfin, il me mène au milieu de cette arène émouvante et solitaire, et, me montrant la croix de bois qui en occupait alors le centre, il me dit : « Voilà ma action préférée dans la ville

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