De Ojfic
Le soin vraiment sacerdotal du mobilier sacré prend sa source , moins dans un goût naturel que dans un sentiment surnaturel. Les choses sacrées sont à Dieu, puisqu'elles sont affectées à son service. Notre autel est donc l'autel de Dieu ; notre confessionnal, le confessionnal de Dieu; notre chaire, la chaire de Dieu; notre calice , le calice de Dieu ; notre Eglise , la maison de Dieu. Cela posé, il n'y a qu'un pas, de telles prémisses à cette conclusion : Sancta sancte tractanda 1 ; Locus in quo stas, terra sancta est 2.
Or , où en 'est le premier meuble liturgique confié à votre garde, votre église ? C'est votre devoir, dit saint Ambroise , de pourvoir à sa décoration comme il convient à la cour d'un grand roi : Maxime sacerdoti convenit ornare Dei templum décore congruo , ut aula Dei resplendeat*. Cependant, combien de pasteurs négligent de la parer quand elle est nue, et même de la réparer quand elle est détériorée. Autel délabré , chandeliers boiteux , marchepied usé et vermoulu, linges dévorés, bouquets fanés, ustensiles du