Lib. 11, (le Offic, c
culte rouilles ou disloqués, tout cela se voit encore dans certaines églises de campagne mal desservies, et la piété publique , passant devant ces sanctuaires négligés, adresse au Dieu qui les habite, réparation des incuries scandaleuses de ses prêtres , en lui disant : Zelus domûs tuce comedit me : opprobria exprobrantiwn tibi ceciderunt super me 1 .
Où en est votre sacristie ? parfois tout y traîne, tout y est confus, tout s'y use dans un pêle-mêle écœurant. Le vestiaire est un fouillis ; la fontaine, peut-être un tesson d'argile. Les encensoirs roulent avec les ornements ; les ceintures des enfants de chœur sont suspendues avec le baudrier du suisse; partout la malpropreté croupit sous le désordre. Ah ! effacez cette inscription ironique gravée au-dessus de la porte : Silentium! car, ce silence, personne ne le garde, et ce lieu, tout le monde a le droit de le profaner. On le profane par des conversations et des rires sans frein ; on le profane par des repas bruyants, on le profane peut-être par le crime;... ces murs sacrés en déposeront un jour au jugement de Dieu, et Dieu lui-même vous dira : J'étais là en [ce moment , caché derrière la muraille de mon sanctuaire : Ipse stat post parietem 2.
Où en sont vos ornements d'autel? Des amicts déchirés, des aubes mal rapiécées, des cordons noués, des manipules vides, des étoles souillées, des chasubles