‹ Manreze du pretreChapitre 190 sur 297 · Epist Jacob · texte numérisé non relu

Epist Jacob

Si vous vous couchez, par la pensée, dans votre tombeau, vous avez vu ce qu'il vous ravit en ce monde ; que vous donnera-t-il dans l'autre ? Vos œuvres vous y suivront, mais vos crimes vous y accompagneront de même : Uniuscujusque opus manifestum erit 1 : Portabunt iniquitatem suant*, et, à votre arrivée en présence de la justice éternelle, vous aurez une responsabilité terrible à votre charge. Sera-ce celle des orgueilleux? Onus Babylonis; ou celle des voluptueux? Onus Damasci; ou celle des avares? Onus Tyri? Vous devez le savoir mieux que moi ; mais ce que je sais, c'est que pour le prêtre impénitent, la douleur de se voir, par avance, anéanti sur la terre, n'est rien au regard de celle qu'il aura de ne pouvoir s'anéantir dans l'éternité.

Donc, pendant que les herbes croîtront sur votre dépouille au cimetière, et que le peuple lira au-dessus : C'est ici qu'il repose : Hic jacet, où serez-vcus ? que ferez- vous? Trois chances d'outre-tombe vous sont ouvertes : Vous serez certainement jugé, et peut-être perdu, peut-être sauvé. Réservons la dernière de ces perspectives pour demain.

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