‹ Manreze du pretreChapitre 189 sur 297 · Job · texte numérisé non relu

Job

en lui que je ne peux retenir ce soupir profond sur les déceptions qu'il est condamné à se donner.

A la vue de cette destruction universelle de vousmême , dites-moi si vous ne sentez pas le besoin de serrer votre Christ éternel , en lui disant : Tu autem idem ipse es, et anni tui non déficient 1. Puisque les biens du cœur sont une vanité parce qu'ils passent, mon Dieu ! faites-moi la grâce d'aimer et d'être aimé par charité, car la charité ne passe pas : Charitas nunquam eoccidW2.

Et dans ce cas, ô mort! où est ta victoire? ômort! où est ton aiguillon? Ne sont-ils pas plus forts que la mort, en effet, ceux qui peuvent s'aimer au delà? Les trois vertus théologales qui habitent ensemble dans le temps, se séparent sur le seuil de l'éternité ; l'espérance reste à la terre; la foi n'existera plus, car les démons et les damnés seuls croiront et trembleront*; la charité monte en triomphe dans le ciel. Là, elle unit dans les extases de la patrie les mêmes qu'elle rapprochait dans les douleurs de l'exil; et tandis que sur cette terre on chante : Vanitas vanitatum, el omnia vanitas, la charité répond devant le trône de l'Agneau : Prœter amare Deum et illi soli servir e.

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