‹ Manreze du pretreChapitre 203 sur 297 · Rom · texte numérisé non relu

Rom

Ecce nos reliquimus omnia et secuti sumus te, quld ergo erit nobis 1 ? voici sa réponse : Il vous donnera un bonheur qui est la réunion des deux Paradis, celui de la grâce primitive, et celui de la gloire éternelle : Gratiam et gloriam dabit Dominus 2.

L'enfer a besoin d'être prouvé, parce que l'homme est enclin à nier les dogmes qu'il n'aime pas ; mais quand il s'agit du Paradis, son cœur se met aisément d'accord avec son symbole, et la foi au ciel lui devient naturelle comme le désir du bonheur, comme le sentiment de l'espérance, comme l'amour de la patrie; comme au laboureur qui jette le grain, l'espoir de la moisson prochaine ; comme au nautonnier ballotté par les vagues, l'attente du port où il se reposera.

Plus que le simple fidèle, le prêtre a besoin d'embrasser cette espérance, car déshérité de la fortune, 4es influences publiques et des bonheurs privés, pendant son douloureux passage ici-bas, que lui resterait-il s'il ne pouvait chanter avec une bien ferme espérance cet article de sa divine croyance : « J'attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir » : Expecto resurrectionemmortuorum et vitam venturi sœculi.

Notre siècle a, moins que tout autre, le droit de répudier ces conclusions ; car le ciel qu'il a nié dans une

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