‹ Manreze du pretreChapitre 218 sur 297 · ap · texte numérisé non relu

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tout : Seminatur corpus animale, surget corpus spirituelle '.

0 prêtres qui traînez avec peine le fardeau de vos maladies, de vos années et de la domination corporelle, levez donc la tête I Voilà une béatitude dans laquelle ce temple d'iniquité, ce réceptacle de convoitises que vous habitez, nourri de l'essence divine, deviendra le réflecteur sublime d'une adorable majesté. Ah ! qu'elle triomphe, alors, la chair de ces hommes consacrés en qui reposèrent des âmes angéliques, comme dans un tabernacle immaculé. Qu'elle s'efface, devant le front de nos pures phalanges, la clarté de ces mondes inertes qui ne méritèrent point leur auréole, comme nous, dans la douleur et dans la liberté. Je ne chante point une apothéose païenne : c'est dans ma chair que je les entendrai, ces cantiques des cieux dont je ne pourrais recevoir ici-bas les plus lointaines harmonies sans mourir de mon ivresse : In carne mea videbo*. C'est dans ma chair que je les reverrai, ces parents et ces amis, quittés dans la désolation sur la terre, et retrouvés dans des embrassements que l'éternité ne brisera plus : In carne mea videbo. C'est dans ma chair que je le contemplerai, cet ange gardien qui m'avait donné la main dès le berceau et qui veillait sur mon sacerdoce, tendre compagnon de mon exil dont je connaissais la tendresse, dont je

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