Ps
bornes. Oui, Dieu sera mon temple, et je serai le sien; j'habiterai en lui, et il habitera en moi : voilà l'union de nos éternelles épousailles. Oh ! que l'on me soutienne avec des fleurs, que l'on me fortifie avec des fruits, ear je languis des impatiences de mon amour : Fulcite me floribus, stipate me malis, quia amore langueoK
Héritiers fortunés de la grâce et de la gloire, voilà la couronne que votre front doit porter. Poussez donc, désormais, avec un cœur bien désabusé, ce cri de l'espérance chrétienne : « Que votre royaume nous arrive » : Adveniat regnum tuum.
Pour nous, en effet, comme pour le premier prêtre de la nouvelle loi, après les jours de calvaire, vient celui de notre ascension et du repos éternel, et quand nous sommes désenchantés de toutes les espérances, sceptiques à l'endroit de tous les bonheurs terrestres, rien de plus doux que de soupirer vers la paix de la sainte Jérusalem : Rogate quœ ad pacem sunt Jérusalem'1. Ici, toutes nos joies sont instables, là elles participent de l'immutabilité de Dieu : Ego Bominus et non mutor*. Ici, le bon prêtre est souvent victime, et souvent persécuté pour le bien, plus encore que pour le mal qu'il fait, là Dieu donne ce mandat