‹ Manreze du pretreChapitre 235 sur 297 · Joan · texte numérisé non relu

Joan

risque de ne plus se relever s'il tombe, et qui n'entend pas avec terreur cette parole menaçante : Qui stat, videat ne cadat^. 0 dernier sourire de la miséricorde de mon Dieu, que je ne vous connaisse iamais! 0 dernier baiser de son amour, dernière prévenance de sa grâce, préservez-moi des désespoirs de votre lendemain t

Vigilate. C'est la seconde condition de notre persévérance ; et cette vigilance doit s'exercer sur quatre périls qui menacent nos fruits de retraite : péril de l'occasion prochaine, péril de l'inconstance, péril du découragement, péril de la tiédeur.

Nous refusons l'absolution à ceux qui vivent dans l'occasion prochaine, et nous nous y exposons, pour notre propre compte, sans nous le reprocher. Or, quelle que soit votre ferveur de ce jour, si vous posez, sans excuse thèologique, une telle cause de péché, le péché s'ensuivra et, sous peu, tout votre édifice de retraite aura croulé. Sans doute, il est difficile de s'imposer l'éloignement de l'occasion prochaine ; mais les difficultés de la résistance sur place sont mille fois plus

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