‹ Manreze du pretreChapitre 236 sur 297 · Cor · texte numérisé non relu

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grandes que celles de l'abstention à distance. Et vainement vous travailleriez à rendre éloignée, par un effort de volonté , une occasion qui serait devenue prochaine ; c'est par la fuite, non par la lutte en face, c'est de loin, et non de près, que de telles victoires sont remportées. Rétablissez donc, non-seulement les barrières, mais encore les distances, et dites aujourd'hui avec le Psalmiste : Ecce elongavi fugiens, mansi in solitucline ^ , vous serez en sûreté demain. Au cas contraire, vous n'en avez pas fini avec vos honteuses expériences ; tout en promettant le bien, vous ferez le mal, jusqu'à ce que vous en arriviez à n'avoir plus même la force de promettre, car le soleil chauffant la boue la durcit, dit un saint : Sol calefaciens lutum indurat; de même la grâce du soleil eucharistique endurcit le coeur sacrilège qui ne la respecte pas, et notre fange tourne à la pierre, sous l'action des profanations qu'entraîne la fatalité de l'occasion prochaine non évitée. Particularité remarquable, le péché suppose , de notre part , l'advertance de l'esprit et la liberté de la volonté ; d'après ce principe, on peut dire que le maximum de notre culpabilité n'a pas lieu au moment de la chute , où la liberté est diminuée par la passion, mais quand nous affrontons l'occasion qui est la cause réfléchie de ces conséquences. L'homme intempérant n'est pas coupable

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