‹ Manreze du pretreChapitre 38 sur 297 · Greg. apud. Grat. Ditt. 6. C · texte numérisé non relu

Greg. apud. Grat. Ditt. 6. C

d'infidélité à notre parole, et de détraction envers le prochain; enfin, que si, par impossible, la violation de ce secret était directe, en ceci, la légèreté de matière n'est point admise, je me demande pourquoi, dans nos examens de conscience, cette indiscrétion occupe si peu de place, supposé qu'elle n'en soit pas exclue. Eh ! qui n'a besoin de méditer cette maxime : Quod per confessionem scio, minus scio quam ilhccc quod nescio.

Fontenelle disait : « Si j'avais la main pleine de vérités, je me garderais bien de l'ouvrir. » Je connais une main pleine de vérités qui doit bien moins s'ouvrir encore, celle du confesseur. C'est lui, surtout, qui est tenu à cette parole réservée et discrète qui ne donne aucune prise aux adversaires : Verbum sanum, irretprehensibile, ut is qui ex adverso est, vereatur, nihil ftabens dicere de nobisK

La discrétion n'est qu'une partie de cette autre vertu sociale que je dois vous recommander in extenso, la dignité dans la tenue. On l'a dit avec raison : Lorsque la dignité manque en haut, le respect fait défaut en bas. Voilà pourquoi un père demande que chacun de nous soit : Redolens pietatem, exigens reverentiam. Le Concile de Trente dessine ainsi la photographie du prêtre à l'attitude correcte et à la dignité irréprochable dans le monde : Sic decet ciericos, vitam

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