Tit
oranem componere ut habitu; gestu, incessu, aliisque omnibus nihil nisi grave, moderatum ac religione plénum prœ se ferantx. Voilà le type ; où en sommesnous de la ressemblance?
Soyons dignes, d'abord, dans nos déférences ellesmêmes ; par conséquent, toujours prêts à condescendre, jamais à déroger. Inclinons-nous jusqu'aux plus petits par charité, relevons-nous jusqu'aux plus grands par les délicatesses de notre éducation. Parlons patois, au besoin, pour être mieux compris ou plus utile, mais par goût préférons le français. En un mot, vivons sans pédanterie, sans avoir l'air de nous trouver déplacé dans notre paroisse de paysans, mais gardonsnous de le devenir. C'est à cette condition que nos déférences ont du prix et nous concilient les coeurs sans nous ravir l'estime.
Soyons dignes encore dans notre costume; par conséquent, nulle transaction avec les modes laïques, rien qui altère l'intégrité de notre cachet clérical, et que la paroisse, en nous regardant, soit fière de notre propreté , de notre tournure sacerdotale, au lieu d'être tentée de nous prendre pour un homme du monde déguisé en curé. En quoi consiste, me direz-vous, l'intégrité de la tenue ecclésiastique? A porter des cheveux coupé ras, une tonsure bien marquée, toujours la soutane, quelquefois des gants, ordinairement un man-