‹ Manreze du pretreChapitre 47 sur 297 · Zacch · texte numérisé non relu

Zacch

substantiation, sursum co?^da! et avouez qu'il y a lieu ; car, après Dieu , le vrai maître de la nature n'est-il pas celui qui lui commande aussi souverainement dans les autres. et en soi-même ? Ah ! si les immaculés de cette terre chantent : Refloruit caro mea, qu'ils en rendent grâces à Dieu qui fait le prodige, et au prêtre qui lui sert d'instrument 1 et ex voluntate mea confdebor ei K

Autre prodige de votre puissance surnaturelle : vous êtes ministres de la présence réelle imprimée dans l'homme par la justification. Rien de plus certain, en doctrine, que le fait de cette présence, car toute l'économie du sujet la certifie. La justification suppose la foi, et la foi a été définie : le commencement de la substance de Dieu en nous. La justification engendre la charité, et la charité est la cohabitation de Dieu avec nous : Si quis diligit me, mansionem apud eum faciemus^. La justification procède de la grâce, et la grâce est une effusion de la nature divine en nous.

Or, savez-vous à quel degré vous élève ce privilège de susciter la présence réelle du Seigneur dans les âmes? Vous passez au confessionnal, et là, plus grand que le Créateur produisant des mondes, vous produisez Dieu dans cette conscience régénérée ; et tandis que Jésus ressuscitait les morts, vous, c'est Jésus lui-même

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