‹ Manreze du pretreChapitre 74 sur 297 · Ps · texte numérisé non relu

Ps

pouvons dire avec elle : Pa?*vulus natus est nabis*, en présence du même berceau et du même Dieu, ayons les mêmes tressaillements que les siens.

Mais, hélas 1 nos messes furent souvent la désolation plutôt qu'une imitation du cœur de Marie. Combien de célébrants aux pieds desquels elle se jetterait pour les détourner de son autel, si Dieu le permettait, en leur disant : De grâce, épargnez-moi cette douleur, car moi, j'avais le cœur plus pur quand cet enfant me naquit, et, cependant, je n'ai goûté qu'une fois ces joies de Noël qui se renouvellent pour vous tous les jours.

Si notre sacerdoce enfante Jésus comme Marie, comme elle aussi il l'offre pour le salut du monde, et, après avoir vu nos ressemblances avec sa maternité, méditons les différences entre notre sacrifice et le sien.

Marie offrit le Verbe divin dans les angoisses, et sa douleur de Prêtresse dura depuis la Présentation de Jésus au temple jusqu'au matin de sa résurrection, de telle façon que le glaive de Siméon, semblable à celui qui perça le roi de "Moab, resta trente ans dans la blessure qu'il avait faite. Pour nous, nous immolons le Verbe divin dans les honneurs d'un pontificat sans tristesse, et si l'on a dit, du sacrifice de Marie : Stabat Mater dolorosa juxta crucem lacrymosa, duûipendebatFilius, la première parole du nôtre est ce cri de

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