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jubilation : Introibo ad altare Dei, ad Deum qui lœtificatjuventutem meam*. Le Stabat de Marie fut une scène déchirante qui, à dix-huit cents ans de distance, arrache des larmes à la pitié du monde; notre premier Stabat en face du Saint Tabernacle est une allégresse ineffable, dont le cinquantième anniversaire attire des félicitations à notre vieillesse, et semble consacrer une fois de plus nos cheveux blancs. Marie souffrit un martyre plus cruel que la mort devant l'autel du Calvaire; nous retirons du nôtre la vie de nos corps et de nos âmes, et la principale consolation de nos chagrins. Aussi, saint Épiphane ne reconnaissait point à Marie des avantages sur moi quand il lui adressait ses félicitations pieuses : Ave Maria, sacerdos pariter et altare2 \ car une telle prérogative, ô Marie désolée f prouve que vous fûtes victime de votre sacrifice, tandis que je ne le suis pas du mien.
C'est à cause de ces affinités entre l'enfantement de la Mère de Dieu et le nôtre, que les saints prêtres ont toujours associé Marie aux joies et aux effets de leur adorable sacrifice. Bon nombre lui disent avant de monter à l'autel : « Mère de Jésus! faites que je le tienne dans mes mains comme vous l'avez porté dans vos bras. » Le Père de Condren et, après lui, toute la congrégation de l'Oratoire célébraient une messe