Rom
revêtons-nous de Jésus-Christ dans tout notre être; qu'il palpite dans notre parole; qu'il respire dans notre vie extérieure, qu'il s'exhale de nos vertus, qu'il resplendisse dans tout notre ministère, et, alors, le moyen de faire croire que le Christ est mort, quand le sacerdoce sera un Christ perpétuel marchant et prêchant sur la terre ?
Oui, avançons au-devant de tous les scepticismes avec cette devise d'un père : Christi sumus expressa forma. S'il se trouve quelque Thomas incrédule sur notre route, ayons le droit de lui crier en montrant les mortifications de notre chair : « Voilà la marque des clous ! » en mettant la main sur notre coeur, et en produisant les œuvres de notre charité : « Voilà la plaie de mon côté I » et bientôt tous les antagonismes confondus seront obligés de se replier en concluant : Christus heri, hodie, et in secula. Il n'est pas possible que le Christ soit mort tant que le sacerdoce qu'il anime de son souffle sera vivant.
Levons-nous, vous dis-je, il s'agit de prouver que notre Christ, une fois ressuscité, ne meurt pas; cela est encore possible par nos influences. Ne nous abusons pas sur nos responsabilités : Causée sunt ruinée populi sacerdotes mali\ dit saint Grégoire; et, réciproquement, il suffît d'un bon prêtre pour régénérer des multitudes. De même, en effet, qu'avec un grain d'encens