‹ Manreze du pretreChapitre 97 sur 297 · Confea · texte numérisé non relu

Confea

mesure de sûreté pour vous, car les exemples de Samson et du vainqueur de Goliath sont là pour attester que le sexe le plus faible triomphe aisément du plus fort. Je vous le demande encore, pour l'honneur du sacerdoce, car Bourdaloue s'écriait, en défendant sa compagnie contre les pharisiens qui lui reprochaient quelques écrits défectueux sans avoir égard aux autres : « Ce que tous ont bien dit, nul ne l'a dit ; ce qu'un seul a mal dit, tous l'ont dit » : également, ce que tous les prêtres font de bien, personne ne le remarque ; mais ce qu'un seul fait de mal, tout le monde s'en scandalise, comme si les douze apôtres devaient pâtir pour Judas.

0 vous, qui alléguez votre pureté d'intention pour excuser vos imprudences de relations, je vous défie de lire sans frissonner cette assurance de saint Augustin : Credemihi, episcopus sum; veritatemloquor, non mentior; cedros Lïbani et gregwn arietes, sub specie amicitiœ spiritalis, corruisse vidi, de quorum casu non mugis suspicabar quam de Hieronimi, vel Ambrosii 1 .

Ayons encore la prudence du zèle. Le zèle prudent est accessible. Sans doute un curé doit être à lui-même quelquefois, pour être ensuite mieux aux autres. Que pourrait-il donner s'il ne s'alimentait pas? Mais dans

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