L< <£\J- — LU
A<-^iXwOuJ^L ^ UJACÆL<<
Ligne 13. La lettre E, en tête est certaine; l’A suivant est moins distinct, mÉJs aucune autre lettre ne coffinmontl mieux aux linéaments vagues do roslampago. — Ligne 23, Le W est certain, et l’E suivant est possible. — Ligne IK. Une cassure «lu bord de la pierre vient rejoindre les premières lettres. Dans l’état actuel, la ligne commence par El, mais il y avait placo pour doux autres Ici 1res i n saillie à gain l e sur l’aligm ment, comme a la ligne 14. Ligne .'14. La partie inférieure d’un epsilon (c ) est très visible après le Q de la lin. (le détail doit être ajouté au fac-similé. — Lignes 33 et 33. Le F devant ER( no peut pas être pris pour un E.
APPENDICES
■Mil
a J c/3 ^ a. *£- cç
ZL S~ 2
— ^ tD a a
Traduction .
A. — 1) Sont redevables à Aléa ceux dont les noms suivent. . .
2) Phérnandros sera redevable si l’oracle le condamne.
S’il a été justement condamné à la confiscation, ses biens propres avec ses esclaves (1) seront propriété de la déesse et l’on partagera ses maisons d’acquêt (2).
3) Attendu que nous avons jugé, la déesse et le tribunal, que les redevables du même chef seraient dépouillés de leur propre part de biens, qu’il soit bien de les exclure à jamais du sanctuaire, eux et leurs descendants en ligne masculine.
4) Si quelqu’un permet quelque chose de contraire à cela, ce sera sacrilège.
B. — Voici les prescriptions propitiatoires applicables au criminel.
1) S’il se trouve parmi les gens réfugiés au sanctuaire un meurtrier des personnes alors mortes, soi! des hommes, soit de la jeune fille, soit lui-même, soit l’un de ses descendants en ligne masculine, cela sera sacrilège, conformément à l’oracle <3'. Sinon, cela sera bien (4).
2) Si Phérnandros est meurtrier, soit des hommes, soit de la jeune fille, alors morts dans le sanctuaire, et que cet événement n’ait pas été antérieur (5), dans ce cas étant sacrilège, qu’il soit puni. Si cet événement est antérieur et qu’il ne soit pas meurtrier, qu’il soit indemne.
L’affaire d’hiérosylie, débattue dans ce texte de la première moitié du Ve siècle, peut être ainsi interprétée. Le sanctuaire d’Aléa avait été souillé par une sanglante bagarre; des hommes et une jeune fille avaient été assassinés. Quels étaient les acteurs de ce drame? Peutêtre des réfugiés, venus dans l’asile de la déesse après quelque affaire de vendetta , qui les exposait aux poursuites d’une famille
(1) C’est-à-dire son domaine héréditaire, xXvjooç ou -^ïju.XTojv tô ÀdQoç. Cf. en Locride : ^pép.aTa TiaaaTOcpayeïc'Ôat, tô p.époç p-sxà Fo ixiaxav, (Dareste, Haussoulfier, Reinach. lnscr. jurid. Xlb, 19.)
(2) C’est-à-dire ses maisons en surplus (avcoBa) du \iyoç. (V oy., sur cette distinction des propres et des acquêts, Guiraud. Trop, forte, en Grèce, p. 95. — Le partage doit être compris comme un partage par moitié, au profit delà déesse et de l’Etat. [Cf. dans l'inscription archaïque de Tégée (Bull, de Corr. hellen. XIII. 1889, p. 284, 1.22) : tô pAv euicu xat Oscoc, to S'ep-icu to?ç PLepop.vâp.ovo’t, et, dans une autre inscription archaïque de Mantinée, retrouvée dans le Bouleutérion (Bull, de Corr. hellen. XVI. 1892, p. 577, pl. XX, 1. 11 et 19) : ep.tau iv oàp.ov.J
(3) C’est-à-dire en se référant à la liste des coupables qu’aura établie l’orai-le.
(4) Les réfugiés qui ne tomberont pas dans la ca’égorie des enclos, soit directement, soit indirectement, seront laissés tranquilles.
(5) C’est-à-dire que l’attentat n’ait pas précédé son entrée dans le sanctuaire.
APPENDICES
ennemie Leurs adversaires les ÿ auraient rejoints et massacrés; les termes répétés de l’inscription (x«v xoxs ànuôavôvxojv iv xwt Uoojt) semblent vouloir distinguer cette tuerie sacrilège des meurtres vulgaires, où la sainteté du lieu n’était pas compromise. La culpabilité notoire de quelques individus fut aussitôt proclamée par un tribunal mixte, composé des représentants de la justice civile et des prêtres représentant la déesse (à xe 6e oc xàç ol oixasaxa t) : on les condamna à la coniiscation de leurs biens au prolit de la déesse. Ce sont leurs noms qui occupent les premières lignes de l’inscription. A la fin de la liste figure un nommé Pbémandros, condamné d’abord avec les autres, mais qui avait dû protester contre la sentence et arguer de son innocence, sous le prétexte qu’il n'avait pénétré dans le téménos qu’après la perpétration du crime. Faute de preuves pour contrôler cet alibi, les juges décidèrent de remettre le cas à l’appréciation d’un oracle, soit celui de Delphes ou d’Argos (Apollon Pythaeus), soit un yp-qcixTjpiov local (1). Il y avait aussi dans l’asile d’autres réfugiés plus ou moins suspects de complicité avec les meurtriers : on n’avait pu les inscrire au nombre des coupables, mais on ne possédait contre eux que des présomptions, et l’oracle devait aussi être consulté à leur sujet.
En attendant la réponse de l’oracle, qui leur permettrait de dresser la liste défini t i ve des individus impliqués dans l’afïaire et d’augmenter ou de restreindre la portée de leur première sentence, le tribunal rend un deuxième jugement, conditionnel en ce qui concerne Pbémandros et les complices présumés, et aggravant pour tous. En effet, la première sentence n’avait prononcé que la pénalité civile, c’est-à-dire la confiscation des biens des coupables ; la seconde y ajoute la sanction divine sous forme d’interdiction définitive du sanctuaire. La peine éventuelle de Phémandros est ici aggravée : à la confiscation de son xXTjpo;, réparation infligée à tous les autres, s’ajoute le partage de ses acquêts (2). La différence de ce
(1) Voy. p. 261 et 329,
(2) Keil et Danielsson écrivent à la ligne 17 : xaFocxiaç xxX. et interprètent : « auront part à l’ établissement qui est en haut. » J'admettrais, à la rigueur, ce sens de àvtooa, et j'interpréterais Foixtaç xàç âvcoo 'sàaaç comme désignant des maisons de campagne dans La montagne. Il est évident que les propriétaires de la Mantinique possédaient dans le Ménale des sortes de chalets d’été, soit pour leur agrément et pour leurs chasses, soit pour l’entretien de leurs bergers et de leurs troupeaux : les Grecs modernes désignent ces établissements sous le nom d’sço/oo', ou àviop-spict, et les Turcs de iaïLa. Même ainsi comprise, la phrase conserve toujours le même sens : il s’agit d’un partage des propriétés ou acquêts en dehors du xXt|G0ç. J’avoue ne pas comprendre ce que serait cet établissement d’en haut que l’on partagerait au profit des condamnés ! C’est un véritable pénitencier que l’on crée ainsi de toutes pièces Car, il (aut que le domaine en question soit considéré comme bien de l'État pour qu’on
traitement peut s’expliquer, soit par le rôle prépondérant attribué à Phémandros dans l’exécution du forfait, soit comme punition anticipée de ses dénégations (1)
Le texte est divisé en deux colonnes, correspondant à deux paragraphes : le premier traite des coupables avérés, déjà condamnés par le premier jugement; il confirme et aggrave ce jugement, et statue sur la situation générale des inculpés; réserve est faite en ce qui concerne la culpabilité de Phémandros. Le deuxième règle, par rapport au droit d’asile, la situation éventuelle des individus qui, actuellement réfugiés dans le téménos, pourraient, à un titre quelconque, une fois connue la décision de l’oracle, tomber sous le coup de l’interdiction générale prononcée contre les meurtriers et leur descendance masculine
Comme Phémandros est parmi eux, il est naturel de le retrouver ici nommément désigné. Il figure à la fois dans la colonne des coupables reconnus, puisqu’il a été condamné comme tel, et dans celle des réfugiés, présumés susceptibles d’exclusion, puisque sa qualité de meurtrier n’est pas encore effective (2).
2°) Monument de Charmiadas.
Le chapiteau représenté par la figure 18, p. 124, a été trouvé dans la même église byzantine que la précédente inscription (3). L’inscription
puisse ainsi le partager. Ce système de relègation, et cette préoccupation contradictoire d’assurer un bien à des individus qu’on dépouille juridiquement, sont-ce des traits conformes aux habitudes du droit primitif ? cela me paraît une conception bien moderne !
(1) Keil et Danielsson reconnaissent en lui. à cause de son nom ionien, un étranger. En tout cas, ce n’était pas un esclave, comme Dümmler l'a supposé, puisqu’il est propriétaire.
(2) Keil distingue entre les deux colonnes : la première, celle qui concerne les non-meurtriers; la seconde, celle qui a trait aux meurtriers. La distinction n’est pas fondée : les FiocpVqxoTsç comprennent, d'une manière générale, tous les individus impliqués dans l'allaire. Une même pénalité leur est appliquée : la confiscation et l’interdiction définitive du sanctuaire. Les trois termes : cpovq;, !vp.ovtpo<; et FcotpXVjxcoç, ne désignent pas trois catégories personnelles et distinctes de coupables, mais le même coupable envisagé quant à la nature de sa faute, à sa responsabilité morale et à la forme de la sanction. Du meurtre découle la situation de l’tvaov^o;, que la divinité rejette, et celle de l’cocpX'q , qui doit du même coup réparation à la divinité et à la société. Dans une affaire comme celle-ci, la souillure élail égale pour tous les individus convaincus d’avoir participé à un acte de violence dans le saint lieu. — La procédure imaginée par Keil est, en général, trop compliquée.
(3) et non dans le temple de Poséidon Hippios, comme l’indique la légende de la figure 18. confondue à l’impression avec celle de la figure 15. — Voy. Bull, de Corr. hellén., XX, 189(5, p. 149.
ÉPIGRAPHIE
supérieure : XappuotBaç Ntxo7tt>Xi'[xvjç] atteste que ce chapiteau portait une statue consacrée par un certain Damatrios. Charmiadas est un nom arcadien. L’ethnique de Nicopolitain s’explique, à mon sens, par la participation des Mantinéens à la bataille d’Actium (voy. p. 511).Nicopolis d’Épire fut fondée par Auguste en souvenir de cette victoire. J’ai donc supposé que Charmiadas était un des combattants mantinéens d’Actium qui aurait obtenu le titre de citoyen et des terres dans la nouvelle ville. Le monument aurait été consacré dans sa ville natale et exposé dans le temple d’Aphrodite Symmachia par un parent ou un ami.
3°) Décret des Antigonéens et des negotiatores romani en l’honneur d’Euphrosynos , fils de Titos, et de sa femme Épigone, fille d’Artémon (Jev siècle après J.-C.).
Ce texte est important pour la connaissance de la topographie intérieure, en même temps que de l’esprit public à Antigonie. (Voy. p. 177 et suiv., p. 512, et, pour le commentaire épigraphique, Bull, de Corr. hellen., XX, 1896, p. 124 et suiv.).
'A HÔXtÇ xwv ’Avxtyovswv xai 'Pwp.aïot ol (7c)payp.axeu6[asvoi èv aura ’Ettiyôvvjv ’Apx£p.ojvoç, o xàv Éauxwv sÙEpyéxiv.
1Fvj<piffpt.a ’AvxiyovÉwv.
E7t£i8vj Eùœpocruvoç Ttxou, ttoXi'xvjç vjp.Éxspoç, npoyovixtjv si; xtjv 7taxpiSa oiao£;dtp.Evo<; suvoiav, où piovov oùx £|i.!0)(i£v xi xÿç 7caxpwa; àpExvj;, àXXa xai uuva il^vja’sv,
10 at£t xai xa6’ TjpuÉpav ettivowv ttji tcoXei tcXeiov xi napévs(r0ai, xtjv pùv èitefxeiav xwv xpÔ7twv yey£vvvjp.évoç, xtjv Se ij/u^vjv EuysvsffxÉpav xtjç <pù<j£w; TrXaxùvaç, tcoXuxeXtj; ixev sv
7tpOIXXOU<TtV àvEfJLESTjxWÇ 7ta [ys]-
lo vÉffÔai’ àçiov S’ ’exi xai xoùxo xwv xaxop9wp.à[xwv lire]-
VOTjdE ‘ XTJV yàp TtpÔtTOOOV XTJÇ ^tüpaç Etç EÙÔVJVl'aV <71X10viaç Èvop.o9ÉxT|f7£ xb avev8[eèç] xîjç xpotpTjç aiwviw Tvapa9Ep.£voç a7toXaù(7Ef èu[Ttp]vj<r9Évxoç xs xoü (xaxà) xaxà xo yup.vocatov xùxXou, [xà]ç siç xtjv ’cSiav eù^prj- 20 cxc'av Tj[xoi]p.acrpi.Évaç l^ap[tffa]xo irXiv9ouç, xtjç xax’ oixov [co<p£]Xiaç xbv 8t|[j.O(jiov xoffp.ov itpoxpei'vaç. IIXtj- [poùjaaç oùv 7xoixiXtjç sÙEpyEaia; xtjv ttôXiv, Ù7isp£- [xip.a] xoùç xtjç 'EXXâooç 9e où;, xai p-É^pi xwv aeêaffXEtwv eu7rXovjb'Ev ^apaxxvjpwv. "Ov o’ ol 7tapaxxtoc ttXeiv
.Vlan ti née. — 35.
APPENDICES
25 ’ASptav xàv iota; sùXaêouvxat, xgüxov b p.Ecôyaioç xaï Seutepov 7tX£u<7[ai] xaxüppdvYjcE' Oappsïv yàp [aùjxov TraxpfSoç sùefpyejTO'jfjisv/]; eùyoà rcpoExpÉTiovxo.
Aïç oùv, xaï xaïx[a Swjpsàv, 7ipE<jë£u(7a ç Oxcep xy]v tigXiv 7rpoffY]vŸjç lyev£[xo] xaï xyj ©[sioxàx]-/] ffuyxX^xtp fj.Tr] xo- 30 p.(Çwv xax7]yop!av [arpaxjaywv, àXX’ ’Éitaivov. Suvrjp- [jocSt] B' aùxîô xal y[uvY|], ttoXïx'.ç h.tio yÉvouç, ’ETutyôvv] ’Apx£(i.ü)vo;, [à^soïçj yâjjotç (Tuvx£pa<J0£Ï(ra. ’EÇEuyvuvxo yàp pf[oiç xjaï ffüjp.a<7!v 'Injyoà, xaï Tiap’ àp.cpoxspoiç àji.£p[ri; oujôvoia, ©0àvovx£ç 8’ àXX^Xou; xaïç s tç 35 £Ù[£py£tjtav] è7ttvûîaiç. Naoùç p.sv Ÿjysipav siç ’éoafpoç 7jp[st<msv]ouç, 0£i7rvtcx'r|pià xe 7rpo<TEp.Y)Xuvav oeitivi- [oxïipi'Joiç, xaï xaputa <7uvB8oiç E^apïcavxG, •rcaps^op.E- [vot] JJ.-/] fZÔVOV 0 EOtÇ EUffÉ^EiaV, àXXà xat XG7rOtÇ XO(TJ/.OV.
"H y£ <j£|j.voxàx7] xaï cp'XocvSooç ’E7nyov7] tj.sip.7i<7a|i.É- 40 VT] xbv yap.Yj<ravxa xat aùxY), iràffT] 0ew xYtv siu\xa)xaxxov tEpcoffuvTjv àvaXaêouua, p.sxà TrâffY]ç 8aitâ- V Y]Ç 7roXl)XsXoïjÇ XOÙç [ZSV 0£ oîlÇ Ê0p7]ffXSUV EÙffEêûç, xoùç 8’ àv0pa)7touç £ÙoS^T]ff£ 7tav8r|[i.0L><; . "EBst 8e xaï xà TTpOY|yoôp.Eva xoïç p.sxà xaùxa Süjpoiç Ô7tspëT|var 45 ij.àxEXXoç éx OejaeXiojv u'j/ouxo 7toXux£XrjÇ, ÈpyaaxYjpiojv aùxàpxT] StaypayojAÉvoç xaXXovYjV, EviSpôsxo 8’ aùxgÏç È;É8pa [jiÉffY, . Suvap-ÉvYi xaï p.dvY] ttBXeojç xgffijoç Etvaf 7rp&c£jj.Y|XGV£xo 8’ aùxoïç xaï patxT|Ç eu/G7](7xgç a7roXa’J5i;, ^tjxéptov xaxxirxYjp.a vixoj- 50 ffTjç. 'E7tEff»payi5axo S aùxtov xy,v TioXuxsXsiav ttegi— gxuXgv [j.ap|j.apîvGiç l'7i£pi8op.sv(o)v xeiogiv, tov 7] xaX- Xovy] xaï xg Xe'.tcgv ext xŸjç otyopàç xexggu-Yjxe , xaï xà asxG'.a 3’ aùxcov EÏvai Soxouvxa TipGç cuvxp’.ffiv . . .
4°) Tessères en terre cuite.
Nous avons retrouvé, dispersées un peu partout, près de deux cents tessères en argile, dont quatre-viDgts environ portaient des noms propres plus ou moins lisibles. Les deux lots les plus considérables se sont rencontrés au théâtre et dans la galerie d’Épigoné. Ces tessères sont en terre cuite, de teinte rouge, noire ou jaunâtre. Les formes sont assez variées : ce sont tantôt des lentilles bombées des deux côtés (tig. 30), ou d’un seul côté, l’autre restant plat (lig. 51); tantôt des disques plats, dont une face est lisse, tandis que le revers porte, en légère saillie, une sorte de cartouche circulaire à peine poli (fig. 51), tantôt des tablettes plates et barlongues, aux deux faces lisses; parfois,
ÉPIGRAPHIE
des demi-cylindres, ou des amandes aux bouts très arrondis, enfin des demi-lentilles. Les caractères ont été tracés, en général, à la pointe, dans l'argile fraîche, avant la cuisson, et plus ou moins profondément. Très rarement, l’inscription paraît avoir été gravée sur la terre sèche, eomme sur les tessons d’ostracisme, trouvés à Athènes. La face porte d’ordinaire un nom propre ou nominatif, soit seul, soit, plus souvent, suivi du patronymique au génitif. Le revers porte, en plus grandes dimensions et plus légèrement tracée, une lettre de l’alphabet. Nous avons relevé 2 A, 2 B, 3 F, 1 A, 3 E, 1 F, 3l, 5 B (= û pour le distinguer de 1 = Ç) *, 1 ©, 1 1, 6 K, 1 L. 1 A, 1 M, 1 N, 3 3, 3 O, 1 P, 2 2 et 2 (, 2 T, 3 Y, 2 4*, 2 X, 4 î, 3 û. La paléographie des légendes est intéressante, à plusieurs titres : on retrouve sur quelques-unes les formes alphabétiques révélées par les deux inscriptions mantinéennes les plus anciennes (voy. plus haut, et Bull, de Corr. hellén., t. XVI, pl. XXI), le my lunaire ( ) ) et le R. Ces formes archaïques paraissent être restées en usage à Mantinée jusqu’au IVe siècle; elles ne sauraient, pas plus pour nos inscriptions que pour certaines tessères, être invoquées comme un signe de haute antiquité. Je ne crois pas les plus anciennes de ces tessères antérieures au premier quart du V' siècle. On trouve aussi des formes plus récentes : C (sigma lunaire), E, Ilet co, qui indiquent le IIIe siècle. L’usage de ces tessères paraît donc s’être étendu de la fin du Ve au IIP siècle. La nature de la matière, plus encore que la rapidité du travail, a fait adopter, en vue de parer aux effets de la cuisson, un certain nombre de conventions graphiques assez curieuses. Elles ne s’observent que dans l’écriture des noms propres, qui, faute d’espace, devaient être gravés en assez petits caractères ; on ne les retrouve plus dans les lettres isolées tracées au verso, parce que celles-ci sont deux ou trois fois plus grandes. Ces conventions consistent en dénaturations et en abréviations du caractère : les A, au lieu d’une barre médiane, n’ont qu’un point ou une barre verticale entre les jambages ; les E sont réduits à un simple trait horizontal, et les O à un point.
Quel était au juste l’emploi de ces tessères? Ce ne sont pas de simples bulletins de vote, mais des jetons personnels permanents servant à établir l’identité du porteur, et probablement destinés à servir un certain temps. En elfet, s’ils n’avaient dû servir qu’une fois, on se serait contenté de tessons quelconques de vases ou de tuiles, sur lesquels on eût rapidement écrit les noms, comme faisaient les Athéniens pour les votes d’ostracisme. Au contraire, presque chacune des tessères mantinéennes a été fabriquée exprès pour son propriétaire, et cuite seulement après avoir reçu l’inscription du nom. Elles rappellent par là les tablettes des héliastes athéniens, mais elles en diffèrent par d’autres particularités.
* La confusion était possible quand la tessère n’était pas tenue droite; le X redressé aurait eu l'aspect de H .
APPENDICES
Remarquons d’abord la variété des noms. Quatre seulement, sur l’ensemble, se lisent sur deux jetons différents avec les mêmes patronymiques et les mêmes lettres au revers : ce sont ’Ayr^aç ’AXxi'au (x), ’AAxaîoç ’AXx'-P'oj (S), ’El-afveToç KXsoavéxco (T lisible sur un seul des deux exemplaires), Sâxupoç Zeul-tau (S sur l’une, (sur l’autre). Évidemment le détenteur de ces exemplaires doubles n’était qu’un seul et même individu. Mais, ce cas est l’exception, dans la proportion de 3% environ, en comptant dans l’ensemble le stock d’exemplaires usés dont je n’ai pu, sur place, tirer une lecture : i’Éphorie des antiquités a dû les déposer tous dans les collections publiques; sans doute, avec du temps et de la patience, les conservateurs des musées d’Athènes pourront compléter ma liste. Telle quelle, elle comprend plus de 80 numéros, dont 4 noms répétés. On est donc fondé à croire que le nombre des détenteurs de pareilles tessères devait être très considérable et comprendre une fraction assez étendue du corps des citoyens Cette opinion est confirmée par le nombre des catégories représentées par les lettres gravées au verso des tessères. Toutes les lettres de l’alphabet sont représentées, quelques-unes avec deux types différents ; seul le rc manque : c’est là, sans doute, un pur hasard. Il y avait donc autant de catégories que de lettres de l’alphabet, soit 25, y compris le digamma. Si les catégories sont si nombreuses, c’est que l’effectif des citoyens à répartir entre elles était très considérable. Une autre remarque prouve que le sectionnement obtenu à l’aide des seules lettres de l’alphabet n’était pas encore suffisant; il paraît avoir été complété par la variété des types de tessères. En effet, il y a une intention dans la diversité de ces types : ils n’étaient pas répartis arbitrairement et ils correspondent à une classification. La preuve, c’est que les jetons sur lesquels on lit les mêmes noms sont des doubles non seulement par la légende, mais aussi par la forme : les deux tessères au nom d "Ay^triaç ’AXxfau (x)sont. comme les deux moitiés d’une lentille qu’on aurait coupée par le diamètre, celles d’’AXxaïoç ’AXxi(3îco (S) et de Exxupoç Zsu'iau (2 et () pareillement, tandis que celles de ’Eçatvsxoç KXeaivÉxw (T) font un disque complet. Or, dans les mêmes séries 2, 2, nous avons des tessères amygdaloïdes et dans la série T une tessère mi-lenticulaire, en ce sens que la lentille aurait été coupée à l’intersection des deux cônes, de façoD qu’une seule face est bombée et l’autre plate. Enfin, les mêmes types représentés par les jetons doubles se retrouvent dans les autres séries. Par conséquent, dans la même série alphabétique, les types sont variés, mais l’on retrouve les mêmes espèces dans les autres séries. Conclusion : chaque série alphabétique était subdivisée en un certain nombre de sections différenciées l’une de l’autre par un type particulier de tessères; de plus, la gamme des types était la même dans toutes les séries alphabétiques, autrement dit le nombre des subdivisions était aussi le même.
Quel était le mécanisme de ce système? Je ne crois pas qu’on doive
ÉPIGRAPHIE
songer à un système de contrôle analogue à celui que décrit Aristote (1) pour la répartition des juges athéniens dans les tribunaux de l’Héliée. Les indications des tessères mantinéennes sont permanentes, comme le prouve l’identité des types et des séries alphabétiques dans les jetons doubles. S’il y avait tirage au sort, c’était au début : le citoyen pouvait tirer une fois pour toutes sa lettre et son type de tessère ; son jeton lui était fabriqué et chiffré en conséquence. La série représentée par la lettre du verso constituait une -ràljiç, dont la subdivision était caractérisée par le type. Sur une rondelle lisse, on ne lit d’autre inscription que le mot TASIS, gravé en creux le long du bord circulaire, en haut, de façon à réserver tout le champ du disque. Je suppose que nous n’avons pas ici un nom propre, mais une simple étiquette destinée à être complétée à l’encre ; la lettre de la 'câl-tç et le nom du titulaire devaient être peints, l’une sous le mot Totçtç, l’autre sur le verso. Il n’y a aucune trace d’autre gravure en creux sur cette tessère. Cet exemplaire est exceptionnel. Il y a pourtant un autre disque où se lit, gravé en creux, dans les mêmes conditions, le mot AIAI0OS, qui est certainement un nom propre, non suivi du patronymique. Au-dessous le champ est resté libre, d’où l’on pourrait conclure que, là aussi, la lettre de la xâaç avait été peinte. Ce mode présentait moins de garantie que celui de la gravure intégrale dans l’argile fraîche ; en effet, la cuisson, en solidifiant l’écriture incrustée dans la matière, rendait toute altération impossible, tandis que les légendes peintes pouvaient être maquillées, effacées et changées. C’est pourquoi le système de la gravure a prévalu.
Les tou-s tç alphabétiques ne correspondent pas à la division de la population mantinéenne en 5 dèmes ou en 5 tribus. Une concordance de cette nature pourrait être cherchée dans le nombre des types, qui peuvent, à la rigueur, être ramenés à 5 : 1° type lentille complète ; 2” demi-lentille (demi-circulaire, c’est-à-dire coupée par le diamètre); 3° demi-lentille (circulaire, c’est-à-dire coupée à l’intersection des deux cônes); 4° disque; 5° tablette barlongue. La forme amygdaloïde ou ellipsoïdale rentrerait dans celle-ci, l’arrondissement des angles pouvant être un effet de l'usure. Mais je n’oserais insister sur ce point, n’ayant plus les originaux entre les mains.
Quant à la destination de ces tessères, plusieurs hypothèses peuvent être émises : aucune n’est sérieusement vérifiable. Si l’on voit dans ces jetons des billets d’entrée au théâtre, on supposerait que les lettres correspondaient aux xepxîSsç et les types aux gradins : mais le théâtre de Mantinée ne pouvait avoir plus de 18 à 20 xepxi'Ssç ; le nombre aes gradins d’une kerkis dépasse de beaucoup celui des types de tessères : la coïncidence cherchée s’évanouit donc à l’examen. Reste l’hypothèse d’une destination en rapport avec les institutions judiciaires ou politiques de Mantinée. Sur l’organisation de la justice à Mantinée, nous ne savons rien. D’ailleurs, si l’on veut établir un parallèle entre les
(1) ’AGtjv. t:o1. , p. XXXII sqq.
APPENDICES
tessères mantinéennes et les tablettes des héliastes athéniens ou les tessères de bronze ou de plomb trouvées en Grèce (1), le résultat de cette comparaison ne saurait infirmer la valeur du rapprochement suivant. Aristote nous décrit le fonctionnement de la constitution mantinéenne, avec ses électeurs au second degré, chargés de nommer les magistrats au nom de la -oÀ'.xsîa tout entière, et peut être de remplir les tribunaux. Nous avons décrit plus haut cet organisme (2). Il est possible que nos tessères aient servi à ces électeurs du second degré : ceux-ci devaient être relativement nombreux ; leur répartition en Tdtj; et; et en subdivisions de tx;siç n’a donc rien d’étonnant. La fixité des légendes prouve que ces jetons avaient un caractère permanent ; ils servaient au moins pendant une année. L’État les faisaient peut-être fabriquer à ses frais d’après des modèles officiels ; il les distribuait aux intéressés comme jetons d’identité, pour leur donner accès aux séances des assemblées. Nous ignorons si l’institution du puffô bç exxÀ7)<iiaGTixoç s’était introduite dans la démocratie mantinéenne.
Nous avons constaté, d’après la paléographie des tessères, que leur durée chronologique va du Ve s. au IIIe siècle. Leur usage correspond donc a une institution traditionnelle. La constitution mantinéenne, établie vers 423 par Nicodôros, fut suspendue en 383, restaurée en 371, abolie entre 340 et 330. Elle fut sans doute remise en vigueur, au moins provisoirement, à l’époque de Cléomène, en 226. Ces dates sont en parfait accord avec l’aspect de nos tessères et justifient la destination que je crois pouvoir leur attribuer.
o°) Onomastique mantinéenne.
La contribution apportée par ces tessères à l’onomastique mantinéenne est trop importante pour être négligée dans cette monographie.
De plus, le recensement des onomastiques locales est d’un intérêt capital pour l’épigraphie; les récentes inscriptions de Delphes, où affluent les ethniques les plus variés, en démontrent la nécessité. Le tableau suivant est destiné à répondre à ce besoin, en ce qui concerne Mantinée (3).
(1) Pour la bibliographie des tessères en général, jé me bornerai à renvoyer aux articles de Blanchet ( Revue archéol. 1889, XIII, p. 223 et 369; XIV, p. 64 243) et de Graillot [Mélanges de l’École de Rome. XVI. 1896). Je reprendrai la question en détail dans un article de la Revue Numismatique où seront publiés les fac-similé des tessères mantinéennes.
(2) Voy. p. 336, sqq.
(3) Les références entre parenthèses sont les suivantes : T indique un nom lu sur une des tessères ci-dessus étudiées. — BCH. xx. renvoie aux inscriptions publiées dans mon article du hull. de Corr. Iiellén. XX. 1896, p. 119-166, avec les nÜS des textes dans cet article. — F. renvoie à Foucart : Inscr. du Pélop. — Les chiffres seuls, à Collitz-Bechtel ; Dial. Inschrift. — p. désigne un patronymique au génitif. — IA renvoie à l’inscription archaïque publiée plus haut (1“). — Pour les noms historiques, voir le lexique de Pape-Benseler.
ÉPIGRAPHIE
’AyxQap yoç Exec&xvco (T).
’Ayapt/^xojp (Paus. vi. 9, 9).
'Ayvj^ovoç (p. T).
’AyY|5avooo;. (BCH. xx. 7).
’AyVjff'aç ’AXxtau (T. T).
’Ay^c'aç 'Axtviou (T).
’AyvjfftSxjxa) (p. T).
’AyTiïj'.voüj (p. 1203).
’Aoâaaç ’Axa... (T).
’A6a vuov (BCH, xx. 7).
’AiytxXr,; Aûxdvto (T).
A''8cüv fPiXocOÉ'/EOç (F. 352h).
M. A. ATXioç Mat[xtoç?] (BCH. xx.32).
At]pLtXX;[&u] (p. T).
Aia.. . (BCH. xx. 35).
Aîjs^ûXoç IIXeiffTiau (T).
Aîyjxaioç ’AXx'tïttw (T).
’AXeaaç MevoîXxeoç (T).
’AXsçtvtxo; ’AXéçcovoç (F. 352h).
’AXe^wxoç (p ib.).
’AXxaloç ’AXxtjîico (T. T).
’AXxap.évr|; MavSpvjX'Sa (F. 35211).
’AXxiaç (BCH. xx. 132).
’AXxcaç 'AptffToçÉvo) (1203).
’AXxcau (p. T. T).
’AXxip-'co (p. T. T).
’AXxipia yo; "iTrjraico (T).
’AXx'!tt7uo (p. T et 1203).
’Apicptaç ’AptcTOxpiTco (T).
’Apupi'arpaxoç Neâpyou (T).
’AvoooxX'riç. . . oxXsoç (BCH. xx. 6).
’Avs...x(ccu (p. T).
’AvQspitüjvoç (p. T).
’AvôspLOxpi'xou (p. F. 332h).
’Avxikptxoç (BCH. xx. 7).
’ AvT'.XaîSaç. (I.A.)
"Avxivoç (T) *.
A. ’Avx'ffT’.o; (BCH. xx. 20).
’Avxupaç T sXstjtvco (T).
ATîoXXôowpoç ’AvÔspuwvo; (T).
’ATtoXXojvioç (BCH. xx. 36. — F. 352“).
’Api'avxoç (I. A.)
’Apic (BCH. xx. 36).
’Apicxaydpou (p. CIA. II2 3172).
’Aoicxapyoç MeviTtitou (F. 352*> ).
’Ap'sxsaç ’Apt'jxooxpuo (T).
’Aptffxsi'Safç] (BCH. xx. 4).
’Ao'GX'tttlOç KXsoOo'vw (T;.
’Ap'.(JxôSapt.o; (1189).
’Apicxdôapt.oç Mevsxpâxsoç (T).
’Apcaxooàpuü (p. T).
’AptdxoxXeç Aojdiau (T).
’Aptaxoxptxw (p. T). ’Ao'<7<7xdp.ayoç (I. A.) ’Ap'.sxdaayoç (BCH. xx. 35l.
’Aotcxôvtxoç AapLOxsXeoç (T).
’Aooïxoçsîoaç KaXX'ffSéveoç (T).
’Ap'.xxoçÉvcu (p. 1203).
’Apxépuov ApxÉp.ojvoç (F. 352“).
’ApxÉ[/.(ovo; (BCH. xx. 2).
’Apyîx; Tpwi'Xau (T).
’ApyuXXoç rXauxiôau (1203).
'Ap/ü)Vt[8aç] "Apytovoç (T).
’Apycovoç (p. T).
’AciviOu (p. T).
[’AffjxXaTnâSaç (1189).
’AffxXTjTtttü (p. BCH. xx. 21).
’AxéXv) (1205).
Aùxap(ffx[tü] (p. T).
Aùxapxo... (BCH. xx. 36).
Aùxéaç Ntxi. . . (T).
Aùxîau (p. T).
Aùxovco (p. T).
BoXs6oç F opyîXm (T).
Topysto (p. T).
I'opyiâoaç FopyÉoj (T).
ropy(Xa) (p. T).
rdpy!7t7to; (F. 352". — T), rdpyouôoç (BCH. xx. 7).
ropyuQiüjvoç (p. ï).
ropyupiojv KXsîxxoj (T).
Tdpywv (T).
* Une faute d’impression a changé ce nom en "Avx'xoç dans la légende de la lig. 50b, p. 356,
APPENDICES
AaiXÉüiv NsffiSau (T).
Aatf/.Évi]ç (BCH. xx. 7).
Aat'ffTpaxoç (F. 340).
Aa^ayopaç ’E£cxx(e)oç (1203).
AapLocpytBaç (BCH. xx. 36).
Aaptxp^w (p. T).
AapiafftXa (p. F. 3521).
AafxaTptoç (BCH. xx.14). — (ou (p.F. 352‘). AafAxxptoç FicoxpÉTEOç (T).
AocfxaTptco (p. BCH. xx. 30).
AapLsaç (BCH. xx. 7).
AapLoxXTiç Ka|3a(<7u> (1203).
Aap.()^£V0i; 'I-rtTtàpyau (T).
AapLO^évou (p. BCH. xx. p. 292).
Aap.0TÉX£0ç (p. T).
Aotpupv (BCH. xx. 4).
A'/)(jLÉa; (Voy. Pape-Benseler).
A7]puîjva^ (id.).
AÉpxw (p. T).
Alocioç ' Ayrjaovoç (T).
AtâXxr|Ç (Paus. vi. 6. 1).
AtBûp.71 (F. 352™).
AlOJJL7]37]Ç AlOjJ.7j BcOÇ (T).
Aiovufftw (p. 1203).
Atocpavsoç (p. T).
AôçTj (BCH. xx. 31).
Apopisuç (Paus. vi. 11. 4).
Awpt; (F. 352r).
T. ’IoùXioç Awpo; (ib.).
’Eypex'Ovo; (p. T).
Eiffot'Ba; (BCH. xx. 7).
Aùp. 'EXttiBu; (BCH. xx. 27).
’EXttiç (F. 332k).
’Ej^atvsxoç KXsaivéxw (T. T).
’E^aivéxou (p. CIA. 113. 3174).
’E^(à)x£Oç (p. 1203).
’E^âxr,? (BCH. xx. 4).
’E<|ax(8au (p. 1204).
’E7tT|paxtBau (p. T).
’E7ityovr| ’ApxspuüVoç (BCH. xx. 2).
’ETctxpâBtoç (Paus. vi. 10. 9).
’E7uxpâx£0ç (p. 1204).
’E7nxpxx7)ç ’E^axi'Sau (1204).
KopvVjXioç ’ETt'.xuy^avîwv (F. 332k).
’ETtixuv^avoç (BCH. xx. 31). ’E-juffxpdxw (p. 1203).
’Epaxi'au (p. T).
’EpExoïavo (p. T).
’Eot^'Baç ’Epaxt'au (T).
'Epp-aiw (p. T).
'Eppteiaç ’louvtou (F. 352™).
Eùdyeoç (p. T).
EÙocive[xoçJ (BCH. xx. 6).
EùaXxîBau (p. T).
EùâXxtc EùaXxîBau (T).
Eù8a[Ai8aç (1181).
EùSajxoç (T).
IouX. EùBia EùxsXeivou Guy. (F. 352j).
EùBoîjoç ’Ip.TT£3£a[u] (1203).
EÙéX-xkïxoç (BCH. xx. 24).
EùF. . . AâvTtp[w] (T).
EùÔuBâpui) (p. T).
Eùxpâx£o[ç] (p. BCH. xx. 28).
EùX. . . (T).
Euu.tjXoç (BCH. xx. 7).
EùoBta Sujxixâ^ou (F. 352k).
Eùoxpaxoç (BBH. xx. 7).
EùxeXsi'vou (p. F. 352j).
EùxÉXv]ç (1203). [p. 191).
A. Oùsv[oü<7xoçEùcpp]B<7tjvoç(BCH. xiv.
Hïoç Eùcppoauvoç (F. 352m).
Eùcppôauvoç Ti'xou (F. 352E BCH. xx2).
EùyapîBaç II '.otoEevcü (1203).
Fàxoç (1181).
F'.xaBtoj (p. 1203).
Fta-FoSap-oç üavGioç (T).
Ficoxpéxeoç (p. T).
F isxtau (p. 1283).
ZaxûvGioç EavGîau (T).
. . . ÇÉaç . . . oxtau (T).
ZEu^tau (p. T. T).
HpdxXEixoç (BCB. xx. 36).
©EdyysXoç @EO[AVjSEOç (T).
©eaplç ’ Apioxayopou (CIA. 113 3172).
©spaariaç (BCH, xx. 36).
ÉPIGRAPHIE
©éjJtioTOç ’E-jrixpxxEOç (1204).
©sooojpa (F. 3521).
©sôfxjoa-ffjAOç (I. A ).
©sôp.avxiç (T).
©EÔaaVTlÇ ©EO[A!XVT[OÇ (1203'.
©eojj.T|SEOç (p. T).
©EopÉvioç (BCH. xx. 36).
©£0téXt]ç . . .aptffxo (T).
©EojcpctVEta (BCH. xx. 20).
©EOiptXtoaç Aùxîau (T).
©EÔcptXo; (BCH. xx. 36).
©Eoyàp7|ç ’Ay7]<n8â|Ato (T).
©paffsaç ©paa-uXau (T).
©uumoaç ©utovîoa (F. 352©.
[©Jwpaxsoaç 'Ay/]<7!voco (1203).
'IÉpfapj/o; (BCH. xx. 36).
'iEpoxÀ^ç 'Iepoxqjuo (T).
'iEpoxXŸjç KXEip.âyw (T).
'iEpoxffjLa Aa(J.axp(u> (BCH. xx. 30).
'l£pOTtp.ü) (p. T).
’I;jL]7ceSéaç [T£X?]£<j(ocu.
’IpTCEoÉafu] (1203).
’IôXï) (F. 3522i).
IirTcaioj (p. T).
'I7r7tâp^(u (p. T).
Kaflattroj (1203).
KaXX(8ap.oç KaXX'.cpxpun (T).
KaXXtpux^ü) (p. T).
KaXXtcrOÉvEOç (p. T).
KaXXiceiij.(o (p. T).
’louXîa KxXXoucra (F. 3521).
KsXEcrxtvtxvoç üôXwvoç (F. 352”).
KXEatvétco (p. T. T).
KXÉavSpoç (Polyb. x, 22.- Plut. Phil. 1). KX£if/.xya> (p. T).
KXei'axoç ropyuôhüvo; (T).
KXEtcxfe) (p. T).
KXeovixoç Aaji.apxa) (T).
IvXeovlxoj (p. T).
KXeoQoi'vw (p. T).
KXeocpavxiç Sacoxou (CIA. 113- 3173).
IvXEÛxpiTOçIlEpCxXEloç (BCH. xxi. p. 290) KXewviç (BCH. xx. 29).
KXewvoiaoç TiuaivExw (T).
Kv-'aaç (BCH. xx. 15).
KotjlJXEpOÇ AÛt«PUÎt[üj] (T).
KoffjaiEpoç Aap.o;Évou (BCH. xxi. p. 292) Kpi'vioç (p. 1200).
Kûoîtttîoç (Clem. Al. Strom. i, 308).
Kuvîçjxoç (Paus. vi. 14, 11).
A âvop.oç Mip.vsau (T).
A7.v7tp[oj] (p. T).
AaffOÉvEta (Voy. Pape-Benseler).
Aeovtioç IIoXu7|pàxcü (T).
Aeovx(u) (p. ï).
A£lixi7T7tOÇ TiIAOXeXeOÇ (T).
Aopiau (p. T).
. . . Xuyaç (1203).
AuxaXÉwv (F. 352°).
Auxo(j.TjOY]ç (Voy. Pape-Bcnseler).
Mavop7)x(oa (p. F. 352©.
Mavxtv[ôç] Sacxpâxw (ï).
Mdcpxoç Ti'xou (F. 352f).
Mejyaiïaç ? (I. A).
MEXtapyoç AÉpxco (T) #.
Meu.jj (a ’Ai7xX'i)7ri(j5 (BCH. xx. 21).
MevoiXxeoç (p. ï).
M]evexXÿ|ç (F. 352“ .
Mevexiuoç Mevoxp£X£o[çJ (1189).
M£vt7titou (p. F. 352©.
Mevsxoxxsoç (p. T).
MsVOXpÉXEo[ç] (1189).
Mtjvïç Mï)v5 (F. 352h).
MifAvÉau (p. T).
MvaerstXaç KXsovixo.) (T).
Mvafftwv XaoYj[j.ovo<; (T).
Nex[8]au (p. T).
N£7p/co (p. 3’).
NeffiSau (p. T).
* Ces noms me paraissent en rapport avec le culte des Méliastes et d’Aphrodite Mélainis. Dercos fournirait un argument en faveur de l’origine sémitique de cette Aphrodite (Dercéto). — Voy. p. 265.
APPENDICES
NtJcirora ria<i(a(F.352h. - Paus. vin, 9, 6). NtxoScopoç lÉlien. - Eustath.).
EavOtau (ï).
Esvia; Nsaoyoi (T).
ZÉvtoç (BCH. xx. 3G).
EevqxeXttiç Nsâ[o]au (ï).
Otâ[v]6oç (T).
’OvY]aicpôpoç (F. 352").
'Qno'kéa.ç (Paus. vm. 27, 2).
’Ûp'.Tu'cüvoç (p. 1203).
IIayxp£xs[aç] (BCH. xx. 4).
üâXXaç (ib. 36).
nivQioç (p. 3').
Ilavriva; 'Epsxp'.avÔ (T).
Ilaaia (p. F. 352h. - Pausan., vm, 9, 6). Elafftaç (BCH. xx. 36).
rieû'ap^O!; IIs8to<7xp:xx[(»>] (T).
nso'.OGTpâxa) (p. T).
Iletôîa; ’EEaivÉxou (CIA. i,3. 3174).
lIÉcxXapoc; (I. A).
ri'.(TTOÇÉvCO (1203).
IExuXoç noxEiotTnrou (F. 352"-°). nXe'.ffTiau (p. T).
lloSâpT!? (Paus. vm, 9, 9. - 10, 5).
nooxpsoç (p. BCH. xx. 17).
IloXsa; (BCH. xx. 7).
IIoXeïo; (I>iXov([xou] (BCH. xx. 17).
nôXXtç ripoxpiToj (T).
IloX>J7}pàx<i> (p. T).
IIoXuxXt|ç (1203).
IloXiixpaxE'.oc IIoSxpsoç (BCH. ::x. 17). IIoXuyàa[7)ç] (BCH. xx. 4).
IloX'jy âp7]i; Aeovxioj (T).
rioX'jyapp.oi; Ilupsau (T).
IIôXcdvoç (p. F. 352"1).
IIo!î£i8i7rou (p. F. 352no).
n oaç'.vôoç ’EypsT'Ovoç (T).
npaEixÉXYiç (Kptvioç Huiôç) (1200).
IIpEtp-o; (F. 352 1).
npoayopi'ofau] (1189).
Il OOXptXQ) (p. T).
npwxôXaoç (Paus. vi. 6, 1).
nûQapyo; (Paus. vi. 7, 1).
Ilupsau (p. T).
SaoifjLCD (p. T).
SjaxXŸjç (1203. — I. A).
Sa[xXrjç ?] (BCH. xx. 4).
Saij-ioa (p. F. 352h).
Sap-o? (Pind. 01. 114, 84).
Sa|xojvtoai; KotXXi[jL3ty to (T).
SaorpotTio (p. T).
Eocxupoç ZeuEiau (T. T).
Sicpco (F. 352n).
Sàcov Sâtovo; (1203).
üaCOTaç T£X£(7CTC7TO> (T), ïatoxou (p. CIA. n3. 3173).
i]-?l[AOç (Pind. 01. Il, 84).
SÔEVltO (p. ï).
Stiuaç 'Av6e;j.oxo(xou (F. 352h).
Sïp-oç A'.ocdqcveoç (T).
Sxa6[Ata[u] (p. T).
Sxscpxva) (p. T). [chaelis).
üpavpcov£!<; (Rapporto. Conze et Mi- SxpaxûXXoç SQevioj (T).
Fa'toç IouX. ExpofkiXoç (F. 352i).
Sup.u.«you (p. F. 352k).
. . cupvoç (I. A).
SojTraxpoç <Ï>'X(üvoç (T).
Swc-.xX-ii; (BCH. xx. 36).
2(o<Ji<jxpaxoç SioaxaTpâxou (BCH. xx. 11 ) SwxsXvj; (BCH. xx.'33).
[T£X?]£(7!aU (p. ï).
TeXesivw (p. ï).
TEXEffnrTTOJ (p. T).
mx[taç] (BCH. XX. 4).
Tcp.. . . SxaOpuau (T).
Tt(Jl.«'.V£XCO (p. ï).
Tifxapyoç ’Eirï|pax(8au (T).
Tl[AOX£X'fjÇ (T).
TijJLOcoavxoç ’AXxiTniü) (1203).
Tixoç (F. 352f-». BCH. xx 2).
Tpixioç F ixaSicu (1203).
TpwtXau (p T).
Tupxaïoç (Plut. Mus. 21).
T]ô0iç (?) (I. A).
ÉPIGR APHTE.
‘'T'rtavoooç 'Eppiauo (T).
4>a7]và Àa;j.axp(ou (F. 3521).
<t>otïopoç (1189).
A. Matxtoç fl’aïSpoç (F. 352g).
‘Jjjavô^svoç ’Avc. . .-t'.OLu (T).
4>Ép.av8ooç (I. A).
•ttXéaç SaSâpuo (T).
<ï>iX7]p.xxiov (BCH. xx. 32).
<l>iXrj(noç Sawc'Sa (F. 352h).
<l>tXnrcroç (BCH. xx. 36).
•ICXnnroç Eù0u8xf/.co (T).
<1>iÀoxAt|[ç] (BCH. xx. 23-36).
$i]Xo|A£X!oaç (I. A).
‘E'.Xov^xou] (p. BCH. xx. 17).
<1>iXoc9év£Oç (p F. 352h).
«biÀaxÉcpavoç (Photius. Bib. 148, 41) <Î>(Xü)Voç (p. T).
«t>otp7) (BCH. xx. 25).
(Ï>u]Xocxtoç (1189).
XatpcyÉvTjç (BCH. xx. 36).
Xatpuov E ùiqzoç (T).
XaXxiwv (Ath. Mit h. iv, p 147).
Xapet'oa; (1181).
X«p7)(/.ovo<; (p. T).
Xapuioc8a[ç] N cxottcXs (x’^ç ( BCH . xx. 14) Xp'.ojvtç (1201).
’Q'psAip.oç (BCA. xx 33).
6°) Tuiles avec inscriptions, tessons avec marques de fabrique , etc...
La fig. 53 représente des tuiles inscrites. On reconnaît sur les unes la mention rioSâfpeoç], qui a rapport au nom du bâtiment, le Podaréion ; sur d’autres, la marque officielle Aap.8cioç ou le monogramme AA (MavTivÉwv). La petite pyramide en marbre, avec la dédicace Kvqxa; àv£07]xe gravée sur un côté, et le nom ’"Apxef/.iç est intéressante (1). Ce nominatif indique que la pierre est bien la représentation même de la déesse; ce monument confirme donc ce que dit Pausanias de la prédilection des Arcadiens pour ces idoles en forme de pyramide (2). On retrouve encore la divinité identifiée à l’e^-roto dans la pyramide en terre cuite avec dédicace en boustrophédon : <ï)o((8yi ’ApxipuS ’àvsô-qxev. Phoibé est le nom de la personne qui dédie; ’ApxâpuSa est un accusatif, et non un datif, l’élision l’i au datif étant exceptionnelle. Cet accusatif indique que Phoibé a voulu consacrer une effigie de la déesse représentée par cette pyramide dédicatoire (Cf. la pyramide avec le nom d”A0ava?a. Foucart. Inscr. du Pélop. 352e- d- — Fougères. Bull. Corr. hellen. XX. 1896, p. 149 et 158. — Voy. plus haut, p. 355 et le chapiteau-base du monument de Charmiadas.
(tl Elle provient du petit sanctuaire, d’Artémis sv KopuOsSai, situé entre le Kréopolon et le Parthénion, près de la route carrossable appelée aujourd’hui le Gyros, et qui correspond peut-être à l’ancienne route carrossable d’Argos à Tégée (Loring. Jonrn. of hellen. Stud. XV. p. 79).
(2) Pausan. VIII, 35, 6; 48, 6.
APPENDICES