‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 113 sur 241 · SERIE GRANULEUSE · texte numérisé non relu

SERIE GRANULEUSE

Série : Basophile © (Mastzelle)

Série Neutrophile

jènes Granuleux Petits myel: gran: à noyau a noyau à boudine segmente MM O CSATRE:S LEUCOCYTES GRANULEUX

Hématies nucleées H.trouées ou corps en pessaire

H. polychromatophiles

f ,, ävec anneaux où filaments

H géantes polychromatophiles Corps vacuolées ou non en demi-lune

)RMALES ANORMALES

— HÉMATIES —

Planche extraite de A. CALMETTE. — L'INFECTION BACILLAIRE ET LA TUBERCULOSE.

HE i:HHAaRY

OF THE UMIVERSINY OF LLINOIS

GPAULOGIE. VIFESSE DE GOAGULATION 265

Pour le cytodiagnostic des exsudats pleurétiques ou des liquides céphalo-rachidiens, dans lesquels il s’agit surtout de rechercher la proportion des lymphocytes, il suffit de préparer une seule lame que l’on fixe à l'alcool absolu et qu'on colore à la thionine ou au bleu polychrome de Unna, ou mieux au Giemsa dilué à 1 centimètre cube de colorant pur pour 9 centimètres cubes d’eau distillée, 30 minutes, puis lavage à l’eau : les hématies sont colorées en rouge brique, les cellules endothéliales en bleu foncé violacé, les granulations neutrophiles en brun foncé, les éosinophiles en rouge brun, les basophiles en violet.

D. — Numération des leucocytes et des parasites du sang par le procédé de la pipette de Thompson.

Les pipettes Thompson! se font en deux modèles : l’un de 1/8 de millimètre cube, l'autre de 1/4 de millimètre cube entre chaque division. Le second est plus commode pour les débutants. Le HSERIUS est RU HAN au travail rapide et précis s: fre

Piquer avec une ns (a lobule de oreille ou la pulpe du doigt ; laisser exsuder une gouttelette de sang sans comprimer les tissus, car Îa compression force la lymphe et les lymphocytes à sortir des vaisseaux lymphatiques.

Aspirer le sang dans la pipette. En expulser aussitôt une partie jusqu’à ce que la colonne coïncide avec l’une des lignes de la graduation.

Essuyer la pointe de la pipette et expulser 1/8 ou 1/4 de millimètre cube de sang sur une lame très propre. Expulser aussitôt, dans un verre contenant un peu d’eau distillée, le reste du sang contenu dans la pipette et laisser tremper la pointe de celle-ci dans l'eau, afin d'empêcher qu'elle se bouche par suite de la formation d’un caillot.

Expirer la bouche ouverte sur la gouttelette de sang déposée sur la lame, afin d'empêcher qu'elle se dessèche sur les bords, et l’étaler avec la pointe d’une aiguille (posée à

1 Chez C. Baker, opticien, 244, High Holborn, Londres W. C.

266 RÉACTIONS HUMORALES ET HÉMATIMÉTRIE

plat) en un petit carré d'environ 4 millimètres de côté. Ce carré doit être aussi net et uniforme que possible. Si l’on utilise la pipette de 1/4 de millimètre cube, le carré doit avoir à millimètres de côté. (On en délimite, au préalable, l'étendue par un tracé à l'encre ou au crayon gras, sous la lame porte-objet )

Sécher le carré à l'air pendant quelques secondes. Fixer deux minutes à l'alcool absolu (20 minutes pour les parasites malariques) et colorer par exemple pendant 20 à 30 minutes avec le Giemsa au 1/20). Laver et sécher sur un papier buvard.

Si l’on désire compter les parasites malariques, le carré sera fait un peu plus petit et plus épais, puis on fixera à l'alcoolabsolu acétique (5 centimètres cubes d'acide acétique dans 95 centimètres cubes d’alcool absolu). Les hématies sont ainsi décolorées et rendent les parasites plus visibles.

Pour compter les leucocytes, les trypanosomes et les corps en croissants, la décoloration des hématies n’est pas nécessaire.

Nettoyer et sécher immédiatement la pipette en aspirant et refoulant de l’eau plusieurs fois dans le tube capillaire. Répéter ce lavage avec de l'alcool absolu et de l’éther, puis aspirer de l'air et essuyer l'extrémité avec soin.

Si la pipette venait à être obstruée, l'immerger, pour dissoudre le caillot, dans un tube à essai contenant de l'acide nitrique. Placer le tube au bain-marie, le porter à l’ébullition et refroidir plusieurs fois.

Lorsque la pipette est en usage constant, il est bon d'y aspirer un peu d'acide nitrique fort et de l'y laisser toute la nuit. Avant de s’en servir de nouveau le lendemain, on la lave en soufflant dans l’alcool pour s'assurer que les bulles d'air s'échappent librement.

Pour compter les leucocytes ou les parasites, il faut disposer d'un microscope à platine graduée et d’un oculaire à diaphragme carré.

On dépose une goutte d'huile à immersion directement sur le sang séché et coloré, sans lamelle, et on examine avec l'objectif à immersion. On cherche le bord supérieur du carré de sang et. au moyen de la graduation de la platine, on compte combien il y a de champs jusqu'au cinquième, à partir du bord supérieur. Sur cette ligne, on passe

en revue chaque champ transversal d’un bord à l’autre.

On revient à la bande verticale et, au dixième champ à partir du bord supérieur, on examine une nouvelle bande horizontale. On répète la même manœuvre au quatrième champ à partir du bord supérieur et, finalement, on revient à la bande verticale jusqu’au bord inférieur.

Supposons que le nombre de champs microscopiques entre les bords supérieur et inférieur soit de 30 et que le nombre moyen de leucocytes ou de parasites dans les trois bandes complètes soit de 40, -on en déduit que le nombre total dans le carré de sang est de 30 X 40 = 1 200. Mais le carré de sang représente 1/8 de millimètre cube (ou 1/4 suivant la pipette employée). Donc le nombre, par millimètre cube, est de 8 X 1.200 = 9.600.

Si le carré de sang est de 1/4 de millimètre cube, alors le nombre sera de 4 X 1.200 — 4.800.

Il va de soi que, plus le nombre de leucocytes ou de parasites est petit, plus grand sera le nombre de bandes transversales à examiner.

Mais, en règle générale, il suffit de compter les leucocytes sur 3 bandes transversales seulement, si le sang est bien uniformément étalé. Si l’on veut compter toutes les bandes transversales, il faut environ 10 minutes.

L'erreur ne dépasse pas 5 p. 100 sur 200 leucocytes comptés.

Cette méthode évite la dilution du sang et l'emploi de lames quadrillées spéciales. Elle rend possible la mise en réserve de préparations de sang séchées et colorées, que l'on peut garder par devers soi pour faire les numérations plus tard. Elle permet de conserver les préparations pour effectuer ultérieurement des numérations comparatives. Elle permet enfin de faire la numération des diverses espèces de leucocytes.

E. — Coagulation du sang.

Réactifs empêchant la coagulation :

Oxalate de sodium. 1 gr. p. 1.000 cc. de sang. Fluorure desodium. 3 gr. p. 1.000

268 RÉACTIONS HUMORALES ET HÉMATIMÉTRIE

Citrate de soude. . 4 gr. p. 1.000 ce. de sang. Hirudine ‘ (extrait de têtes de sang-

sues). . . . . 0 gr.040 mgr. p. 1,000 —

On reçoit, par exemple, directement le sang dans un vase contenant, pour 100 centimètres cubes de sang, 5 centimètres cubes d’une solution d’oxalate de sodium à 2 p. 100 ou 10 centimètres cubes d’une solution de fluorure de sodium à 3 p. 100. Le chlorure de calcium (5 centimètres cubes de solution à 10 p. 100 pour 100 centimètres cubes du sang oxalaté) coagule le plasma oxalaté. Il ne coagule pas le plasma fluoré.

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