‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 128 sur 241 · TECHNIQUES SPÉCIALES À MICROBES PATHOGÈNE · texte numérisé non relu

TECHNIQUES SPÉCIALES À MICROBES PATHOGÈNE

observe, dans l’eau decondensation, leslongues chaînes typiques du streptobacille. Des tubes identiques, conservés à la glacière, serviront pour la purification des premières cultures etensuite pour les passages.

Le milieu de conservation le plus favorable est la gélose molle (gélose nutritive à 2,5 p. 1.000 d’agar) additionnée de 1/5 de son volume de sang défibriné. Le développement s’y fait rapidement, la vitalité atteint un mois et les repiquages y sont très faciles.

E. — Bacillede Weeks {Conjonctivile contagieuse, ophtalmie aiguë d'Egypte).

COLORATION. — Gram, puis safranine ou fuchsine phéniquée diluée (10 minutes). Ne prend pas le Gram. Immobile. CULTURE. — Gélose-ascite ou gélose-sang humain.

Diplobacille de Morax-Axenfeld (Blépharo-conjonctivite infectieuse).

COLORATION. — Thionine phéniquée (pas de centre clair, coloration homogène). Ne prend pas le Gram. Immobile.

CULTURE. — Gélose-sérum humain un peu suralcalinisé.

Diplobacille liquéfiant de Petit (Kérato-conjonctivite). Ne prend pas le Gram. Pousse sur la gélose peptone ordinaire et liquéfie la gélatine.

F. — Bacille de Nedden (Kératile ulcéreuse).

Ne prend pas le Gram. Immobile. Pousse en bouillon et sur gélose peptone (glycérinée ou non) ; coagule le lait ; ne forme pas d'indol.

G. — Pneumobacille de Friedlander.

Plusieurs variétés de microbes saprophytes constituent le groupe des bacilles muqueux encapsulés, dont le prototype

est le pneumobacille de Friedlander. Ils ont tous des caractères communs : ils sont immobiles, non ciliés, non sporulés, sont facilement colorables par les couleurs d’aniline, ne prennent pas le Gram, se cultivent aisément sur lesmilieux usuels, sont aérobies et anaérobies facultatifs, ne liquéfient pas la gélatine, forment des colonies en amas muqueux gras porcelainés, ne produisent pas d’indol et sont incidemment pathogènes pour l'homme et pour les petits animaux, particulièrement pour la souris blanche et pour le cobaye en injection intrapéritonéale.

Le pneumobacille type de Friedlander fermente le glucose et le lactose en dégageant des gaz. Il ne coagule pas le lait.

H. — Rhinosclérome (bacille de Frisch).

L'aire géographique est étendue à toute l’Europe orientale. Ce bacille se trouve dans le mucus nasal des malades et dans la lymphe du sclérome nasal. Il est encapsulé et ne prend pas le Gram. On le colore bien par l’action prolongée du violet de méthyle ou de la thionine ; les capsules par la safranine. [l ressemble beaucoup au Pneumobacille de Friedlander. Sa culture s'obtient aisément et présente sur les milieux gélosés et sur pomme de terre les mêmes aspects gras, boursouflés de bulles gazeuses. Il pousse abondamment sur gélose glycérinée, ne coagule pas le laitet ne fermente ni le glucose ni le lactose. Il ne produit pas d'indol.

I. — Microbe étudié par J. Bordet dans la diphtérie des poules.

Microbe très petit, en bâtonnet grêle ou en point, formant des masses zoogléiques dans les cultures. Facilement colorable par le Giemsa après fixation par l'alcool absolu, sans chauffer (5 gouttes de solution de Giemsa, pour 2 centimètres cubes d’eau distillée). On laisse le réactif colorant agir pendant 30 à 45 minutes sur la lame, la face imprégnée de culture oude frottis étant tournée en dessous pour éviter

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