‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 175 sur 241 · III. — Hématozoaires du paludisme · texte numérisé non relu

III. — Hématozoaires du paludisme

Plasmodium malariæ (Fièvre quarte).

Plasmodium vivax (Fièvre tierce bénigne).

Plasmodium præcox (ou falciparum) (Fièvre tropicale ou tierce maligne).

Transmission par les Anophélinés.

La recherche du parasite du paludisme doit être faite dans le sang durant l’accès ou les heures qui le précèdent. Se rappeler que le traitement par la quinine fait disparaître les hématozoaires, sauf les croissants qui lui résistent bien.

Le sang est prélevé par piqûre du doigt ou du lobule de l'oreille. Les parasites peuvent être recherchés à l’état frais ou après coloration :

1° Examen à l’état frais. — Recueillir la goutte de sang sur une lame très propre, bien débarrassée des matières grasses qui empêchent la répartition uniforme du liquide. Recouvrir d’une lamelle.

Observer au microscope avec un éclairage de moyenne intensité et en diaphragmant.

L'examen à l’état frais permet de découvrir surtout les formes pigmentées. Il est plus difficile de voir les formes jeunes sans coloration.

Les parasites doivent être recherchés dans les globules rouges où on les perçoit sous forme de petites taches de protoplasma pâle, à contours souvent imprécis, contenant des grains de pigment noir.

Les leucocytes mélanifères {le plus souvent grands mononucléaires) sont reconnaissables aux déchets parasitaires qu'ils ont phagocytés.

Ne pas prendre pour des parasites les vacuoles des globules rouges qui sont à contours nets, arrondis, ni les hématoblastes qui peuvent être fixés sur un globule rouge.

Ne pas prendre pour du pigment les granulations réfringentes des éosinophiles, ni celles des lymphocytes, ni les grains de poussière.

20 Examen après coloration. — La goutte de sang doit être

Page 1