‹ Manual technique de microbiologie et sérologieChapitre 187 sur 241 · Voir appendice à la fin du volume (tables de dilution · texte numérisé non relu

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seringue, en commençant par le mélange le plus faible en toxine.

Voici le schéma d’une expérience type :

Numéro Résultats des Mélanges de

verres l'inoculation

1 UA + Occ. 46 toxine + 1 ce. 54 H?20 Phys: Pas d'œdème au 4° jour survie Léger œdème, survie Œdème, paralysie, survie Fort œdème + mort le 8° jour + mort le 5° jour + mort en 3 jours .

pos après

1 UA + Ocec. 47 toxine + 1 cc. 5 1 UA + Occ. 48 toxine + 1 ce. 52

® = S ei s a “Q en E

Le © + s La © à El = e) T

1 UA + Occ. 49 toxine — 1 cc. !

1 UA + Occ: 50 toxine — 1 cc. !

1 UA + Occ. 51 toxine + 1 ce.

30 minutes de re mélange à la te

La dose Lo pour cette expérience est donc 0 cc. 46 de toxine puisque le mélange de cette dose avec 1 UA de sérum étalon ne donne pas d’œdème local au quatrième jour.

Il s’agit maintenant de déterminer la dose L + c'est-à-dire la dose de toxine qu'il faut ajouter à Lo pour tuer en 4à 5 jours les cobayes de 250 à 300 grammes. Il semble que cette dose L+ doive être la dose Lo + 1 dose minima-mortelle (0 cc. 004). En fait, il résulte des travaux d’'Ehrlich sur les toxones et les {oxoïdes qu'elle est toujours supérieure et qu'elle varie, suivant les toxines, de 0,5 à 28 doses minima mortelles.

Pour la déterminer, on fait dans uneautre série de verres coniques, et dansles mêmes conditions que précédemment, des mélanges de 1 centimètre cube de dilution de sérum contenant une unité antitoxique et de quantités de toxine graduellement un peu plus fortes que la dose Lo, soit par exemple :

Numéro Résultats des Mélanges de

verres l’inoculation

1 UA + Occ. 47 toxine + 1 ce. 54 H?20 Phys.

Pas d’œdème, survie pour compléter à 3 ec,

1 UA + Occ. 48 toxine + 1 ce. 52

1 UA + Occ. 49 toxine + 1 cc. 51

1 UA + Occ. 50 toxine + 1 ce. 50

Pas d’œdème, survie Léger œdème, survie Fort œdème + mort le 9° jour + mort le 5° jour —+ mort en 48 heures

du laboratoire

1 UA + Occ. 51 toxine + 1 ce. 49 1 UA + Occ. 52 toxine +- 1 cc. 48

20 minutes de repos après mélange à la température

Dans cette expérience, la dose L + de toxine d’épreuve est donc 0 cc. 51, soitla dose Lo (0 cc. 46) + 0 cc.004(DMM) *X 13, c'est-à-dire qu’elle correspond à la dose Lo + 13 doses minima mortelles.

C'est cette dose Lo +0 cc. 51 ou L +, qui va désormais servir pour effectuer le titrage du sérum antidiphtérique dont il s’agit d'établir la valeur antitoxique.

c) Titrage du sérum. — Pour cela, on prépare d’abord des dilutions de ce sérum au 1/10, 1/100, 1/200, 1/300, etc., en eau salée physiologique.

Dans un premier tube à essai contenant exactement 9 centimètres cubes d’eau salée physiologique stérile, on introduit 1 centimètre cube du sérum à titrer et on agite violemment pour faire un mélange bien homogène. C’est la dilution I. |

1 centimètre cube de cette dilution I correspond à 1/10 centimètre cube du sérum initial.

Dans un second tube à essai contenant 9 centimètres cubes d’eau salée, on introduit 1 centimètre cube de la dilution I et on agite de nouveau avec soin. Cette dilution IT, dont 1 centimètre cube correspond à 1/100 du sérum initial, sert à faire les dilutions successives auxquelles il s’agit d'ajouter la dose L + de toxine (0 cc. 51) puis de l’eau salée physiologique pour compléter au volume de 3 centimètres cubes dans tous les verres. Après 30 minutes de repos à la

température du laboratoire, chacun de ces mélanges est inoculé à un cobaye de 250 à 300 grammes.

On trouvera plus loin, en appendice, des tables de dilution qui permettront d’effectuer très commodément et avec toute la précision désirable les divers titrages.

Un sérumtitre au moins 350 unités par exemple, si, lorsque après avoir dilué 1 centimètre cube de ce sérum dans 349 centimètres cubes d’eau salée physiologique et pris 1 centimètre cube de cette dilution, cette dose de 1 centimètre cube mélangée à la dose L + de toxine, ne tue pas en moins de 4 jours le cobaye auquel on injecte le mélange.

Un autre sérum titrerait au moins 500 unités, si, lorsque après avoir dilué 1 centimètre cube de ce sérum dans 499 centimètres cubes d’eau salée physiologique et mélangé 1 centimètre cubede cette dilution à la dose L + de toxine, le mélange injecté sous la peau se montre inoffensif pour le cobaye du poids de 250 à 300 grammes.

Le sérum antidiphtérique normal délivré par l’Institut Pasteur de Paris titre en moyenne 250 à 300 unités par centimètre cube. Mais l’Institut Pasteur prépare aussi, par un nouveau procédé étudié par Ramon, des sérums concentrés titrant 1.000 unités par centimètre cube.

B. — Mesure de la valeur préventive d’un sérum antidiphtérique.

Le pouvoir préventif d'un sérum est indiqué par la quantité de ce sérum qu'il faut injecter à un cobaye pesant x grammes pour le préserver contre l’intoxication par une dose de culture ou de toxine mortelle en 36 ou 48 heures ; la culture ou la toxine ayant été injectée sous la peau de l'animal 24 heures après le sérum.

Si 0 cc. 01 du sérum à étudier, par exemple, suffit à préserver un cobaye du poids de 500 grammes contre une dose de culture ou de toxine mortelle dans le délai sus-indiqué, le sérum est préventif à 1 pour 50.000.

Si 0 cc. 005 d’un autre sérum exerce le même pouvoir

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préventif sur un cobaye de 500 grammes, le sérum est pré: ventif à 1 p. 300.000 et ainsi de suite, comme il est indiqué dans le tableau ci-après :

Dose du sérum Poids du cobaye Pouvoir préventif 0 cc. 1 500 gr. 1 p. 5.000 0 09 » 10.000 0,08 » 15.000 0,07 » 20.000 0,06 » 25.000 0,05 » 30 .000 0 04 » 35.000 0,03 » 40.000 0,02 » 45.000 0,01 » 50.600 0,009 » 100.000 0,008 » 150.000 0 007 » 200.000 0,006 » 250.000 0,005 » 300 .000 0,004 » 350.000 0 003 » 400.000 0,002 » 450.000 0,001 D 500.000

Ce qui revient à dire que 1 centimètre cube de sérum préserve 25.000, 50.000, 75.000 ou 100.000 grammes, etc., de cobaye contre la dose mortelle de culture ou de toxine.

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